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CORRIGÉ: Jean-Yves Le Gall s'apprête à quitter Arianespace sur une période "porteuse"

20/03/2013 06:08 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Arianespace, qui a déjà engrangé sept nouveaux contrats pour le lancement de satellites depuis le début de l'année, connaît une "période plutôt porteuse", s'est félicité mercredi à Washington son PDG Jean-Yves Le Gall, qui devrait prochainement prendre la tête du CNES.

"Au niveau du carnet de commandes, l'année se passe de façon remarquable puisque nous avons avons déjà signé sept nouveaux contrats depuis le début de l'année", a affirmé M. Le Gall à quelques journalistes en marge du salon international "Satellite".

En 2011, comme en 2012, Arianespace avait conclu 10 contrats.

"Cette année l'objectif est de faire six lancements d'Ariane 5 --nous en avons déjà fait un--, probablement trois lancements de Soyouz en Guyane, et un lancement de Vega" la nouvelle petite fusée européenne, a-t-il détaillé.

Le chiffre d'affaires 2012 devrait s'élever à 1,329 milliard d'euros, "en augmentation de 30% par rapport à 2011 parce que nous avons beaucoup plus de lancements" et le résultat être à l'équilibre, selon lui.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a proposé début mars la nomination de Jean-Yves Le Gall à la tête du Centre national d'études spatiales (CNES), principal actionnaire d'Arianespace.

Après 10 ans à la tête du lanceur européen et fier de "54 succès d'affilée en 10 ans" pour Ariane 5, il estime que "la success story a vocation à continuer et ce, dans un environnement qui est relativement perturbé", par l'arrivée sur le marché de l'opérateur américain privé SpaceX et son lanceur Falcon 9.

"Sur SpaceX, il y a une réelle performance technique", a-t-il salué, tout en regrettant la communication "flamboyante" de son patron Elon Musk.

"Ils essaient de rentrer dans le marché. Aujourd'hui, ils n'ont encore lancé aucun satellite vers l'orbite géostationnaire qui est notre marché prépondérant", a-t-il noté.

Face à cette concurrence, l'arrivée d'Ariane 6 au début des années 2020 doit permettre selon lui au lanceur européen d'avoir "beaucoup plus de flexibilité", avec un coût pour lancer un satellite de "15 à 20% moins cher".

mra/mdm

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