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Centrafrique: l'ONU dénonce la menace du Séléka de reprendre les hostilités

20/03/2013 05:41 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité de l'ONU a dénoncé mercredi les récentes attaques de la rebellion Séléka et sa menace de reprendre les armes en République centrafricaine.

Les 15 pays membres "ont condamné les attaques menées récemment par les rebelles de la coalition Séléka, en particulier à Bangassou (sud) et dans ses environs, et la menace de reprise des hostilités", indique la déclaration adoptée par le Conseil.

Les pays membres "invitent de nouveau le gouvernement, la coalition Séléka, les groupes armés et l'opposition démocratique à respecter de bonne foi" les accords de paix signés à Libreville le 11 janvier.

Ils demandent aussi au gouvernement d'union nationale de "faire avancer les réformes" promises, notamment dans le secteur de la sécurité.

Ils se déclarent "très inquiets des informations sur des violations de droits de l'homme", citant des exactions contre des minorités ethniques, l'enrôlement d'enfants-soldats et des violences sexuelles.

Ils demandent à la fois à la direction de la rebellion Séléka et au gouvernement centrafricain de "s'assurer que leurs forces respectent les droits de l'homme et les lois humanitaires internationales".

Le Conseil se déclare aussi "très préoccupé par la situation humanitaire" en République centrafricaine, soulignant "le risque d'une crise alimentaire", et il réclame "un accès sûr et sans entrave" pour l'aide humanitaire.

La rébellion centrafricaine Séléka a annoncé mercredi qu'elle reprenait les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville, ce qui fait planer la menace de nouveaux combats, notamment à Bangui.

Une partie de la rébellion retient depuis dimanche à Sibut, à 160 km au nord de Bangui, cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville.

avz/mdm

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