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Armes chimiques : l'opposition syrienne réclame une enquête internationale

20/03/2013 11:47 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Le principal groupe syrien d'opposition a exigé, mercredi, une enquête internationale pour faire la lumière sur une possible attaque chimique qui aurait été perpétrée dans le nord du pays. Il réclame l'envoi d'enquêteurs dans le village où elle se serait produite.

La Coalition nationale syrienne a blâmé les forces du régime de Bachar Al-Assad pour l'attaque dans le village de Khan Al-Assal, dans la province d'Alep. La veille, le régime et les insurgés s'étaient mutuellement montrés du doigt pour cette attaque.

Un important dirigeant israélien estime qu'il est « apparemment évident » que des armes chimiques ont récemment été utilisées en Syrie, que ce soit par le gouvernement ou par les rebelles.

Cette déclaration du nouveau ministre israélien du Renseignement et des Affaires stratégiques, Yuval Steinitz, contredit l'évaluation du gouvernement américain, qui a indiqué que rien ne permet de croire à une attaque chimique dans un village du nord de la Syrie.

M. Steinitz n'a pas précisé comment il en est venu à la conclusion que des armes chimiques ont été utilisées.

Israël s'inquiète depuis longtemps que l'arsenal chimique syrien puisse tomber entre les mains de groupes militants comme Al-Qaïda ou le Hezbollah.

En Jordanie, le roi Abdullah II a prévenu mercredi qu'un État djihadiste pourrait voir le jour en Syrie, où des extrémistes tenteraient de s'implanter. Lors d'une entrevue accordée à l'Associated Press, le roi a déclaré que, selon lui, le régime autoritaire du président Assad finira tôt ou tard par tomber.

Vers une intervention militaire?

Par ailleurs, le principal commandant militaire américain en Europe a déclaré mardi que plusieurs pays membres de l'OTAN sont à préparer une éventuelle intervention militaire en Syrie pour mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays depuis deux ans.

L'amiral James Stavridis a prévenu que la situation syrienne ne cesse de se détériorer et que rien ne permet de croire à la fin prochaine d'une guerre civile qu'il a qualifiée de « vicieuse ».

L'amiral Stavridis, qui prendra sa retraite sous peu, a ajouté que plusieurs options sont étudiées par des pays de l'OTAN, notamment l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, une aide militaire aux rebelles ou la mise en place d'un embargo sur les ventes d'armes.

Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et l'accord des 28 membres de l'OTAN seraient toutefois nécessaires avant une quelconque intervention, a-t-il reconnu.

Enfin, la Jordanie a annoncé mercredi la mise en place d'un cordon de sécurité autour du camp de réfugiés de Zaatari, qui accueille près de 140 000 personnes. Des Bédouins ont été recrutés pour empêcher les réfugiés de quitter le camp ou des Jordaniens d'y pénétrer. De récentes informations font état d'un trafic de drogue, de prostitution et d'autres crimes à l'intérieur du camp.


Associated Press

La Presse Canadienne

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