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Accord vague entre Kaboul et l'Otan au sujet de la province du Wardak

20/03/2013 12:43 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Kaboul et les forces de l'Otan sont parvenus à un accord très vague au sujet de la province instable du Wardak, dont le président Hamid Karzaï avait exigé le retrait des forces spéciales américaines le 10 mars dernier, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"Je suis heureux d'annoncer qu'après plusieurs discussions constructives avec le président et les dirigeants des ministères afghans de la Défense et de l'Intérieur, nous sommes parvenus à un accord sur un plan pour le Wardak", s'est félicité le général Joseph Dunford, chef de la mission de l'Otan (Isaf) dans un communiqué.

La police et l'armée afghanes auront "bientôt" le contrôle d'un district sur huit, celui de Nerkh, près de Kaboul, actuellement entre les mains "des forces de la coalition aidées par la police locale afghane", alors que "le reste de la province sera transféré plus tard", selon ce texte de l'Isaf.

Interrogés par l'AFP, plusieurs porte-paroles de l'Isaf se sont refusés à donner plus de détails.

"Dans le reste du Wardak, il n'y a pas de changements", a précisé le général britannique Nick Carter, numéro deux de l'Isaf, lors d'une visioconférence organisée au Pentagone depuis Kaboul.

Le transfert de contrôle dans le district de Nerkh se fera "au cours des prochains jours", a-t-il ajouté, sans préciser si l'Isaf y maintiendra une présence ou celle de forces spéciales.

Selon le porte-parole d'Hamid Karzaï, "les forces spéciales américaines quittent le district de Nerkh". L'un de ses adjoints, Adela Raz, a dit "accueillir favorablement" l'accord, mais n'a pas souhaité donner de plus amples détails.

Seul un porte-parole du ministère afghan de la Défense, Dawlat Waziri, s'est avancé légèrement sur les modalités du transfert, indiquant que celui de Nerkh interviendrait "dans les jours à venir".

Hamid Karzaï a exigé fin février le retrait des forces spéciales américaines de la province instable du Wardak, après qu'elles eurent créé des "groupes armés illégaux" générateurs d'"insécurité" qui, selon la présidence afghane, "torturent et tuent des gens".

Les relations entre Kaboul et Washington se tendent à moins de deux années du retrait du pays de l'essentiel des troupes de l'Otan, que dirigent les Etats-Unis.

Le Wardak, qui se situe à la frontière sud-ouest de Kaboul, est un repaire de l'insurrection talibane, où les forces de sécurité afghanes peinent à s'imposer.

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