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UQAM: Près de 8 millions $ en droits de scolarité impayés l'an dernier

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Alors que le gouvernement demande aux différentes universités de se serrer la ceinture et de revoir leur budget afin de faire des économies financières, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) doit recouvrir chaque année des millions de dollars en droits de scolarité impayés par ses étudiants. Une situation qui implique une autre dépense financière afin de récupérer une partie des sommes dues.

Uniquement pour l’année dernière - soit en date du 30 avril 2012 - l’UQAM a perdu 7 935 477,62 $ en droits de scolarité impayés, a appris Le Huffington Post Québec via une demande d’accès à l’information.

Une augmentation considérable de 1,1 million $, soit 16 % de plus par rapport à l’année précédente où la perte avait été de 6 829 083, 87 $, au 30 avril 2011.

Du côté de l’UQAM, on dit tenter différentes stratégies afin de remédier à la problématique.

«Il y a effectivement eu une hausse des comptes à recevoir entre le 30 avril 2011 et le 30 avril 2012, comme l’indiquent les chiffres ci-dessus. Plusieurs éléments peuvent avoir causé cette hausse. Par ailleurs, il est trop tôt pour établir s’il y a une tendance à la hausse ou si c’est ponctuel», explique Jenny Desrochers, directrice de la division des relations avec la presse et événements spéciaux à l’UQAM.

Malgré tout, l’UQAM mène des actions pour aller chercher une partie des sommes dues. «L’UQAM fait des démarches auprès des étudiants avec du personnel interne et une agence de recouvrement pour agir si nécessaire», explique Mme Desrochers.

Frais de recouvrement

Cependant, aller chercher ces sommes implique des coûts additionnels pour l’université. En effet, chaque année, l’UQAM octroie des contrats à des agences de recouvrement. Pour les deux années 2011 et 2012, l’institution a sollicité les services de ARO Inc et Alliance One Ltée.

«Le coût pour l’institution, c’est-à-dire la dépense en "mauvaises créances" était de 842 734$ au 30 avril 2011 et de 827 633$ au 30 avril 2012», indique la directrice de la division des relations avec la presse et événements spéciaux à l’UQAM.

Fait intéressant, il n’a pas été possible pour l’UQAM de chiffrer les montants qu’elle est en mesure de récupérer auprès de ses étudiants, via les services de ces agences de recouvrement.

«Pour des raisons d’équité, l’UQAM vise la récupération totale des montants dus», s’est limité à répondre Jenny Desrochers, via courriel.

Par ailleurs, il n’a pas été possible de savoir si certains départements d’études sont plus susceptibles que d’autres d’accueillir des étudiants mauvais payeurs.

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