Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, affirme le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin.

Selon des données compilées par la commission, des cadres de SNC-Lavalin ont ainsi versé 569 925 $ au PLQ et 476 945 $ au PQ entre 1998 et 2010, année où la pratique des remboursements a cessé, selon Yves Cadotte, dans la foulée de la création de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et du travail des médias, qui rendaient l'entreprise mal à l'aise.

Le témoignage d'Yves Cadotte révèle donc que les lois électorales du Québec étaient violées à plus d'un titre. Il est interdit aux partis politiques de solliciter des entreprises pour obtenir du financement. Il est également interdit de rembourser des employés qui font des contributions.

Selon Yves Cadotte, ce sont les solliciteurs des partis qui contactaient la personne responsable du développement des affaires pour demander des contributions politiques. Violette Trépanier et Marc Bibeau faisaient ce travail pour le Parti libéral du Québec, tandis que Ginette Boivin faisait de même pour le Parti québécois.

De son côté, SNC-Lavalin contactait ses cadres supérieurs chaque année pour vérifier qui voulait faire des contributions politiques. Ceux qui se montraient intéressés étaient libres de contribuer au parti qu'ils voulaient, a-t-il dit. Les chèques étaient récoltés au printemps par la firme, qui les remettait ensuite en bloc aux solliciteurs.

Les contributeurs étaient ensuite remboursés par des bonis annuels ajustés aux contributions faites. Des employés pouvaient aussi être remboursés pour des contributions faites par des conjoints qui ne travaillaient pas pour l'entreprise.

Selon Yves Cadotte, un vice-président directeur de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, déjà impliqué dans d'autres scandales, a demandé un effort supplémentaire pour financer le PLQ en 2009. Cette année-là, les dons au PLQ ont bondi de 40 000 $ par rapport à ceux effectués en 2008.

Yves Cadotte assure qu'il n'y avait aucun lien entre les dons politiques faits aux partis politiques et les contrats obtenus de la part du gouvernement du Québec en général, et du ministère des Transports en particulier.

« On recevait des sollicitations. [...] On répondait à ces sollicitations », a dit le vice-président principal de SNC-Lavalin. « Le risque de ne pas le faire était quand même présent », a-t-il dit.

Le procureur en chef adjoint de la commission Denis Gallant a demandé au témoin s'il était exact que le Directeur général des élections avait écrit à plusieurs employés de SNC-Lavalin pour leur demander s'ils avaient été remboursés pour ces dons, et que tous avaient nié cette affaire.

Yves Cadotte a confirmé que des employés avaient reçu une telle lettre, mais n'a pu dire hors de tout doute que les employés avaient nié en bloc. À la demande de la commission, il s'est engagé à vérifier si SNC-Lavalin avait publié une directive formelle demandant à ses employés d'agir de la sorte.

Un tableau révélé par la commission mardi a révélé que SNC-Lavalin a obtenu des contrats totalisant 247 millions de dollars auprès du ministère entre 1997 et 2012, ce qui équivaut à 13 % de tous les contrats accordés au cours de cette période.

Un système différent pour la Ville de Montréal

SNC-Lavalin n'avait cependant pas la même approche pour les contributions politiques à Montréal, a indiqué Yves Cadotte. L'entreprise avait plutôt fait le choix de contribuer à Union Montréal. Yves Cadotte dit qu'il gérait au départ ce dossier avec le vice-président exécutif de la firme, Normand Morin.

Selon lui, avant 2004 SNC-Lavalin récoltait 10 chèques de 1000 $ grâce à des cadres résidant à Montréal, qui étaient utilisés pour des activités de financement. Mais une somme excédentaire de 5000 $ à 15 000 $ était aussi versée en argent comptant à Bernard Trépanier, directeur du financement du parti du maire Gérald Tremblay.

Le témoin soutient qu'il recevait cette somme de Normand Morin, mais qu'il en ignore la provenance. L'argent pouvait être versé lors d'activités de financement ou au bureau de Bernard Trépanier à la permanence d'Union Montréal.

En 2005, l'approche d'Union Montréal a cependant changé. Bernard Trépanier a alors demandé à obtenir une somme « énorme » de 200 000 $. « C'était assez clair que les demandes de M. Trépanier venaient du bureau de M. Zampino », a-t-il commenté, en référence à l'ancien président du comité exécutif de la Ville.

SNC-Lavalin a effectivement versé une somme de 125 000 $ en argent comptant à Bernard Trépanier en septembre ou octobre 2005. Yves Cadotte a une fois de plus dit qu'il ignore d'où venait cet argent, se bornant à dire qu'il l'avait reçu d'un vice-président directeur de la firme, Pierre Anctil.

Il précisera par la suite qu'à son avis, SNC-Lavalin ne finançait pas ses dons grâce à de l'argent comptant versé par des entrepreneurs en échange de l'approbation de faux extra.

L'autre tranche de 75 000 $ a été payée d'une tout autre manière. Selon Yves Cadotte, SNC-Lavalin l'a fait en acquittant une facture de la firme de communications Morrow. Il s'agissait d'une « fausse facture » envoyée à Pierre Anctil de SNC-Lavalin, pour des services qui avaient en fait été rendus à Union Montréal.

La commission a déposé cette facture en preuve. Elle s'élevait à plus de 86 000 $, en incluant les taxes. Yves Cadotte dira que Morrow avait pu rendre quelques services à SNC-Lavalin, mais certainement pas pour la somme requise. La facture a été acquittée à partir d'un compte de frais généraux de la firme.

Yves Cadotte n'a pu dire si SNC-Lavalin a procédé à une enquête interne pour trouver de fausses factures, comme Genivar l'a fait, selon le témoignage de François Perreault. Il s'est engagé à vérifier si cela a été fait ou si les administrateurs de la firme avaient l'intention de le demander.

Avant que la séance ne soit levée, Yves Cadotte a aussi reconnu que Bernard Trépanier avait ensuite instauré un système de partage de contrats, auquel SNC-Lavalin a collaboré. Il a cependant démenti que la firme de génie-conseil versait en échange une somme équivalente à 3 % des contrats obtenus, mais sans préciser davantage.

L'affaire sera étudiée plus longuement lors de la reprise des audiences publiques, lundi prochain.

Bernard Trépanier est également attendu à la barre des témoins la semaine prochaine.

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  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)