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Présidentielle au Kenya: Kenyatta l'emporte par la plus mince des marges

08/03/2013 07:04 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Le vice-premier ministre du Kenya, Uhuru Kenyatta, est sorti victorieux de l'élection présidentielle par la plus mince des marges, récoltant 50,03 pour cent des votes selon les résultats finaux affichés par la Commission électorale du pays, samedi.

Ce triomphe de M. Kenyatta risque de semer la controverse et de mener à une contestation judiciaire de la part du premier ministre Raila Odinga, qui a reçu 43,3 pour cent des suffrages, selon les résultats finaux. M. Kenyatta devait franchir la barrière de 50 pour cent pour éviter un deuxième tour de scrutin avec M. Odinga, et il y est parvenu par seulement 4099 voix, sur les quelque 12,3 millions de votes comptabilisés.

Les élections nationales de lundi étaient les premières au Kenya depuis que le scrutin de décembre 2007 a dégénéré en affrontements interethniques qui ont fait plus de 1000 morts.

La victoire de M. Kenyatta risque de détériorer les relations du Kenya avec les pays occidentaux, parce que le candidat fait face à de graves accusations devant la Cour pénale internationale (CPI) pour son rôle allégué dans les violences post-électorales de 2007.

Les États-Unis et d'autres pays avaient averti qu'une victoire de M. Kenyatta entraînerait des «conséquences». Le Royaume-Uni, duquel relevait le Kenya jusqu'au début des années 60, a fait savoir que ses contacts seraient réduits au minimum avec le pays si M. Kenyatta devait être élu.

L'expert électoral Tom Wolf, un analyste de la firme de sondages Ipsos Synovate, avait déclaré à l'Associated Press que les derniers votes provenant de la vallée du Rift étaient majoritairement en faveur d'Uhuru Kenyatta. Son colistier William Ruto, qui fait face à des accusations similaires de la CPI, est originaire de cette région.

«Sur une échelle de zéro à dix, les chances sont d'environ sept ou huit qu'il dépasse» la barre des 50 pour cent, avait prédit M. Wolf. «Je serais surpris qu'il ne dépasse pas les 50 pour cent.»

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