La présidente-directrice générale de l'Office québécois de la langue française (OQLF), Louise Marchand, a annoncé vendredi sa démission. Cette annonce est survenue à Montréal alors que la ministre responsable de l'organisme, Diane De Courcy, présentait les faits saillants d'un rapport de vérification interne sur son processus de traitement des plaintes.

Des commerçants se plaignant du zèle de certains inspecteurs de l'OQLF avaient poussé la ministre à procéder à cette vérification.

Entre autres, un établissement italien de Montréal, le Buonanotte, a dénoncé la semaine dernière le fait qu'on lui ait reproché l'utilisation de mots italiens, dont « pasta » sur son menu. À la suite de reportages et de vives critiques dans les médias sociaux, l'OQLF avait admis un « excès de zèle » et a invoqué une exception au règlement relative aux spécialités étrangères.

Un autre restaurateur montréalais avait expliqué que les inspecteurs avaient des problèmes avec une décoration murale, souvenir d'une plage de l'Île-du-Prince-Édouard, qui arbore le mot Exit (sortie).

Après la médiatisation de ces événements, la ministre avait critiqué l'OQLF.

« Malheureusement, certains résultats d'enquête prêtent le flanc, avec raison, à des critiques très sévères. Cela n'est pas souhaitable, ni pour les commerçants, ni pour le personnel de l'Office, ni pour les francophones ou les anglophones », avait indiqué la ministre De Courcy dans un communiqué.

Collaborer avec les entreprises

La ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a dévoilé vendredi une série de mesures qui seront adoptées afin de privilégier une approche qui met l'accent sur la collaboration avec les entreprises.

La ministre veut notamment créer un poste de répondant pour les entreprises et changer la culture de l'organisation. Les entreprises qui font l'objet de plaintes seront rencontrées et mieux informées également.

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  • Camille Laurin lors de son entrée à l'Assemblée nationale, le 27 avril 1977, jour où il déposa son projet de loi sur la langue française.

  • Un vétéran de la Seconde guerre mondiale proteste contre la Loi 101.

  • Camille Laurin appose un badge YES sur le veston de René Lévesque, lors de la campagne du référendum sur l'indépendance du Québec en février 1980.

  • Camille Laurin s'adresse au caucus du PQ lors du 20ème anniversaire de la Loi 101, célébré le 26 août 1997.

  • Un restaurateur montréalais montre les sous-bock en anglais qui lui ont valu, en mars 2000) d'être réprimandé par les inspecteurs de l'Office de la langue française.

  • Gilles Duceppe, Louise Harel et Pauline Marois en tête de la manifestation montréalaise organisée le 26 août 2007, pour les 30 ans de la Loi 101.

  • Des partisans de la Loi 101 manifestent pour la défense de la Charte de la langue française, le 26 août 2007 à Montréal.

  • Un défenseur du Québec francophone, lors de la manifestatiom organisée pour les 30 ans de la Loi 101.

  • Le premier ministre Jean Charest, le 3 juin 2010, lors d'un débat houleux à l'Assemblée nationale portant sur une décision de la Cour supérieure qui a autorisé les enfants de neuf familles à fréquenter une école anglophone.

  • Pauline Marois, le 3 juin 2010, lors d'un débat houleux à l'Assemblée nationale portant sur une décision de la Cour supérieure qui a autorisé les enfants de neuf familles à fréquenter une école anglophone.

  • L'édifice de l'Office québécois de la langue française, à Montréal, porte le nom du père de la Loi 101.

  • Le député indépendant, et ex-péquiste, Pierre Curzi présente, le 27 mai 2012, un projet de loi visant à modifier la Charte de langue française qui élargirait la portée de ses dispositions.

  • La ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a présenté le 5 décembre 2012 un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/05/modification-loi-101_n_2243301.html">projet de loi visant à modifier la Loi 101</a>, et notamment à inclure l'usage du français Charte québécoise des droits et libertés.