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Tunisie: pas de compromis encore sur le nouveau gouvernement

07/03/2013 04:12 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

L'islamiste Ali Larayedh, chargé de former le nouveau gouvernement tunisien, a annoncé de nouveaux pourparlers jeudi pour aboutir à un cabinet de coalition avant samedi, les négociations s'avérant très difficiles et deux formations ayant annoncé leur retrait des réunions.

"On s'est entretenu avec les partis individuellement puis en groupe, maintenant on va discuter de la composition du gouvernement, on est en grande partie d'accord mais il reste quelques points à discuter", a assuré M. Larayedh, ministre de l'Intérieur sortant et figure du parti islamiste Ennahda, à la radio Mosaïque FM.

"L'échec ne me fait pas peur, car ce qui m'est demandé c'est de satisfaire ma conscience et de fournir le maximum d'efforts. Chacun assumera sa responsabilité concernant le résultat", a-t-il ajouté.

M. Larayedh, nommé le 22 février pour former un nouveau gouvernement, dispose de quinze jours pour présenter son équipe et son programme au chef de l'Etat Moncef Marzouki, un délai qui expire donc normalement vendredi à minuit.

Les pourparlers de ces derniers jours réunissaient Ennahda, ses deux alliés laïcs (Congrès pour la République du président Marzouki et Ettakatol), le parti Wafa (dissidents CPR), les groupes parlementaires Alliance démocratique (dissidents de divers partis) et "Liberté et dignité" (députés de différents horizons dont certains de tendance islamiste).

Deux de ses mouvements, le Wafa et l'Alliance démocratique, ont annoncé jeudi leur retrait des négociations, tandis que Ettakatol et Liberté et dignité n'ont toujours pas décidé s'ils appartiendront au futur gouvernement.

M. Larayedh avait promis de former au plus vite un cabinet avec le soutien le plus large possible au sein de l'Assemblée nationale constituante (ANC) où son parti dispose de la majorité relative. En cas d'échec, le président Marzouki doit charger une nouvelle personnalité pour former une équipe.

La Tunisie est plongée dans une profonde crise politique depuis l'assassinat le 6 février de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd. Le Premier ministre Hamadi Jebali a démissionné le 19 février faute d'avoir pu imposer à son parti, Ennahda, un gouvernement composé exclusivement de personnalités apolitiques.

alf/sw

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