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Syrie: Assad salue la position de l'opposition turque sur le conflit

07/03/2013 09:04 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Le chef de l'Etat syrien, Bachar al-Assad, a salué jeudi les partis de l'opposition turque qui critiquent le soutien d'Ankara aux rebelles combattant les troupes de Damas, selon un communiqué de la présidence.

"Le peuple syrien tient en estime la position des forces et des partis (représentant) le peuple turc qui refusent les politiques du gouvernement de (Recep Tayyip) Erdogan", a indiqué le communiqué diffusé après une rencontre entre M. Assad et une délégation du Parti républicain du peuple, principal parti de l'opposition.

"Il est nécessaire de faire la différence entre la position du peuple turc qui soutient la stabilité en Syrie et les positions du gouvernement d'Erdogan qui persiste à soutenir le terrorisme, l'extrémisme et l'instabilité dans la région", poursuit le texte, dont l'AFP a obtenu une copie.

Selon le communiqué, la délégation turque a fait savoir au président "le refus du peuple turc de s'ingérer dans les affaires intérieurs syriennes et son souci des relations de bon voisinage". Elle a également mis en garde contre "les risques de répercussions en Turquie en particulier et dans les pays de la région en général".

Jeudi, la Syrie a réclamé à la communauté internationale de condamner "l'implication" d'Ankara dans le conflit en Syrie.

Le gouvernement de M. Erdogan soutient les rebelles contre le régime de Damas dans le conflit qui a fait, selon l'ONU, près de 70.000 morts depuis mars 2011.

La Turquie, qui réclame le départ de Bachar al-Assad, accueille sur son sol 200.000 réfugiés syriens.

Intervenant à la télévision turque, M. Erdogan a ironisé sur les critiques de Damas contre son gouvernement: "Est ce qu'Assad se plaint (...) du rôle de la Turquie qui accueille" plus de 200.000 réfugiés syriens?, a-t-il dit.

Il s'est également insurgé contre la visite à Damas des députés de l'opposition turque.

"Pourquoi le principal parti de l'opposition envoie-t-il trois députés pour rencontrer un dictateur, un tyran ? (...) Quel objectif ce parti veut-il atteindre ?", s'est-t-il interrogé.

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