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Québec freine l'enseignement de l'anglais intensif au primaire

07/03/2013 10:54 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement du Québec freine l'implantation de l'enseignement de l'anglais intensif en sixième année. La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a levé, jeudi, l'obligation qui était faite aux écoles primaires françaises d'implanter ce programme d'enseignement intensif d'ici l'année scolaire 2015-2016.

La ministre Malavoy laisse plutôt le soin au conseil d'établissement de chacune des écoles québécoises de décider de la pertinence de l'implantation du programme. Les conseils d'établissement sont composés de parents, d'enseignants, de membres de la direction des écoles et de membres de la communauté. L'implantation de ce programme devient facultative et aucun calendrier n'est imposé. La ministre estime que cette mesure fera baisser la pression sur les écoles primaires de langue française.

La ministre de l'Éducation estime qu'il aurait été irréaliste de maintenir l'obligation de cette implantation d'ici 2015-2016. La proportion d'implantation était de 9 % en 2011-2012 et elle était passée à 12 % en 2012-2013.

En 2011, le gouvernement libéral avait annoncé que toutes les écoles primaires du Québec devraient offrir l'enseignement de l'anglais intensif, en 6e année, à compter de l'année scolaire 2015-2016. Les élèves de 6e année auraient ainsi dû condenser leur apprentissage des autres matières pendant la première moitié de l'année et passer l'autre moitié de l'année en immersion anglaise.

Bien qu'elle lève l'obligation faite aux écoles d'implanter l'anglais intensif en sixième année, la ministre Malavoy ne l'interdit pas. Elle souligne d'ailleurs que les effectifs nécessaires à l'implantation de l'anglais intensif seront disponibles pour les écoles qui choisiront d'emprunter cette voie. Elle précise d'ailleurs que le gouvernement souhaite que les élèves québécois maîtrisent l'anglais - qu'ils soient capables de soutenir une conversation du quotidien en anglais - à la fin de leurs études secondaires.

La ministre a commandé un bilan de la situation dans les écoles qui ont procédé à l'implantation de l'anglais intensif à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP). Mme Malavoy désire ainsi obtenir une vision d'ensemble de la situation en plus d'études d'impact sur l'enseignement des autres matières.

Le gouvernement du Parti québécois reconnaît l'importance de l'apprentissage de l'anglais à titre de langue seconde, mais il insiste sur la priorité faite à la maîtrise de la langue maternelle, le français.

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