NOUVELLES

OQLF : De Courcy évoque des clarifications à la suite des récents incidents

07/03/2013 03:49 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

Les récents « dérapages » de l'Office québécois de la langue française (OQLF) pourraient mener à une clarification de la loi et des règles appliquées par ses inspecteurs, a déclaré mercredi la ministre responsable de la Charte de la langue française Diane De Courcy.

Mme De Courcy a rappelé les incidents qui ont défrayé les manchettes relativement aux demandes de l'OQLF pour retirer des mots comme « pasta », en italien, ou « steak », en anglais, dans le menu de restaurateurs montréalais.

Juste avant de se rendre à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, Mme De Courcy a affirmé qu'une vérification interne annoncée la semaine dernière permettra de déterminer s'il faut modifier la réglementation.

Il y a deux semaines, l'OQLF avait admis qu'un de ses inspecteurs avait fait preuve d'un excès de zèle dans le traitement d'une plainte relative à l'utilisation d'une autre langue que le français dans le menu d'un restaurant du centre-ville de Montréal.

La nouvelle a été largement reprise dans les médias, notamment étrangers, et Mme De Courcy a déclaré que cela « n'a pas fait de bien à personne ».

Selon la ministre, la gestion de la présidente-directrice générale de l'OQLF, Louise Marchand, n'est pas en cause.

« Je ne suis pas là, je suis en train de vous dire qu'il y a eu des dérapages et que j'ai bien hâte de prendre connaissance du rapport de vérification interne », a-t-elle dit.

La ministre a aussi fait référence à l'étude prochaine, en commission parlementaire, d'un projet de loi qui vise à modifier la loi 101, adoptée en 1977 : « Il est possible que la loi soit imparfaite, à telle enseigne qu'on l'ouvre cette loi, 35 ans plus tard. »

« Est-ce qu'il y a des dispositions, de la réglementation qui n'est pas claire, qui fait en sorte que les inspecteurs ou les enquêteurs sont en position difficile? Ça se peut. La vérification interne va me permettre de clarifier tout ça », a précisé Mme De Courcy.

L'OQLF a annoncé la semaine dernière son intention de travailler à « l'amélioration du processus de traitement des plaintes ».

L'objectif est de permettre de faire appliquer la loi rigoureusement sans créer « d'irritants inutiles ».

Selon Mme De Courcy, ce récent épisode n'a pas été sans impact pour la crédibilité de l'OQLF.

« Je pense que ç'a été très dur pour l'OQLF, a-t-elle dit. [...] Ça n'a pas fait de bien à personne, ni à l'OQLF ni au Québec en général parce qu'on a vu les répercussions ailleurs dans le monde. »

La controverse a fait l'objet de 350 articles dans 14 pays, a calculé récemment une firme spécialisée.

La Presse Canadienne

PLUS:rc