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Les aléas du Dreamliner pourraient durcir la certification des autres avions (EADS)

07/03/2013 01:29 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Les problèmes de Boeing avec les batteries de ses 787 Dreamliner ont probablement rendu les régulateurs "un petit peu nerveux" et "ne vont pas rendre plus facile" la certification de nouveaux appareils, a estimé jeudi le patron de son concurrent EADS.

Interrogé par des journalistes à New York sur les conséquences des problèmes du 787 sur la certification de nouveaux appareils, Tom Enders, le directeur général du groupe d'aéronautique et de défense européen, a reconnu que "ça ne va pas la rendre plus facile".

"Je pense que les autorités de certification, que ce soit la FAA (agence fédérale américaine de l'aviation, NDLR) ou une autre, sont probablement un petit peu nerveuses sur ces nouveaux avions qui sortent maintenant, sur les matériaux, les systèmes et les procédures", a-t-il souligné.

"C'est pourquoi nous avons évité (...) de nous réjouir des malheurs du 787, parce que nous avons eu des problèmes similaires dans le passé", a-t-il encore dit.

"Si le secteur a des difficultés, en particulier en matière de certification, cela n'affecte par seulement un fabricant, mais les autres aussi", a-t-il prévenu.

Airbus, filiale d'EADS, a elle-même entamé une procédure de certification pour un nouvel appareil long courrier, l'A350, qui promet comme le 787 d'être plus léger et plus économe en carburant que les modèles actuels.

Les 50 Dreamliner que Boeing a déjà livrés dans le monde sont cloués au sol depuis mi-janvier suite à des problèmes sur les batteries lithium-ion de deux de ces appareils, un au Japon et un aux Etats-Unis. Airbus avait décidé mi-février d'opter pour la prudence et de renoncer à ces batteries pour son A350.

Tom Enders a toutefois assuré qu'Airbus n'avait pas vu son activité profiter des problèmes du 787 Dreamliner.

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