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Le pétrole finit en nette hausse à New York, porté par l'emploi américain

07/03/2013 03:12 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont fini en nette hausse jeudi à New York, ragaillardis par des chiffres encourageants sur l'emploi aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut, et aidés par un affaiblissement du dollar qui rendait le brut plus attractif.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a avancé de 1,13 dollar à 91,56 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché du brut finit enfin par rattraper la course haussière du marché actions, aidé par le recul des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis", a noté John Kilduff, de Again Capital.

Le département du Travail américain a confirmé jeudi la tendance de baisse de ces nouvelles inscriptions au chômage, qui ont reculé pour la deuxième semaine de suite au tournant du mois de mars, pour atteindre leur niveau le plus faible depuis la mi-janvier. Elles avaient alors touché un plus bas depuis cinq ans.

Dans ce contexte, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, évoluait à des niveaux historiques, après avoir clôturé à des sommets inédits mardi et mercredi.

Ces chiffres, "bien meilleurs que prévu", laissaient entrevoir des perspectives de demande accrue aux Etats-Unis, le premier consommateur de brut mondial, ce qui soutenait le marché, selon Bart Melek, de TD Securities.

Ils étaient également de bon augure à la veille de la publication très surveillée du rapport mensuel des Etats-Unis sur le chômage et la création d'emplois dans le pays.

"Si l'on obtient des bons chiffres (vendredi), cela va laisser anticiper une hausse de la demande en brut", et cela pourrait pousser les prix du pétrole au-delà des 95 dollars à New York, a estimé de son côté Carl Larry, de Atlas Commodities.

En Europe, la décision de la BCE de laisser son principal taux directeur inchangé jeudi à 0,75%, malgré la faiblesse persistante de l'économie en zone euro et les inquiétudes liées à la crise politique italienne, a redonné un coup de fouet à l'euro face aux autres devises, dont le dollar. Une baisse de ce taux aurait eu tendance à diluer la valeur de la monnaie européenne.

Le président de la BCE Mario Draghi a de son côté réaffirmé le maintien d'une politique monétaire accommodante et suggéré qu'un rebond de la croissance économique en zone euro était toujours attendu au second semestre, des propos jugés encourageants par les opérateurs et qui ont contribué à revigorer l'euro face au dollar.

Or, la baisse du billet vert rendait les achats pétroliers, libellés en dollars, plus attractifs pour les acheteurs munis d'autres devises.

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