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Le policier féru de cannibalisme est un "sadique", selon l'accusation

07/03/2013 03:46 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Le policier accusé d'avoir voulu manger des femmes est un "sadique" prêt à passer à l'acte, a estimé l'accusation jeudi, au dernier jour de son procès à New York.

Gilberto Valle, 28 ans, un obsédé de cannibalisme accusé d'avoir voulu enlever des femmes pour les violer, les tuer et les manger est une "personne sadique", a affirmé le procureur Randall Jackson, qui avait le dernier mot avant que les jurés ne délibèrent.

"Les dépositions dans cette affaire sont accablantes", a-t-il déclaré à l'adresse des jurés. "Il n'a pas le droit à présent de vous demander de le tirer d'affaire".

Les représentants de l'accusation ont aussi dépeint Valle comme une bombe prête à exploser, qui devait être arrêté avant qu'il ne trouve l'occasion de mettre en pratique ses projets manigancés sur internet.

Valle "était sérieux" et "ne faisait pas que fantasmer", a estimé la procureure Hadassa Waxman. "Il aurait mis en oeuvre ses projets s'il avait pu s'en tirer à bon compte --s'il n'avait pas été arrêté".

Lors de cette dernière audience, particulièrement enflammée, l'avocate de Valle, Julia Gatto, a fait valoir que son client avait un fantasme sexuel certes choquant, mais loin d'être rare.

Il y a seulement des preuves de "pensées cruelles (et) on ne condamne pas les êtres humains juste parce qu'ils ont des pensées cruelles", a-t-elle soutenu.

"Gilberto Valle est accusé d'un crime qu'il n'a jamais commis", a-t-elle estimé.

L'accusé s'est mis à pleurer, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises à son procès, quand Mme Gatto a fait remarquer aux jurés qu'il avait déjà perdu réputation, carrière, mariage et enfant à cause de cette affaire.

Bien qu'il n'ait touché aucune femme, Valle, surnommé "le policier cannibale" par les médias américains, discutait de ses projets avec d'autres hommes sur des sites internet de fétichisme.

L'affaire, très suivie par les journaux à sensation de New York, a soulevé la question de la liberté d'expression et sera tranchée par douze jurés - six hommes et six femmes.

Valle est aussi accusé d'avoir accédé illégalement à une base de données de la police.

Il risque la prison à perpétuité.

sms/are/jca

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