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Itinérance: Rob Ford affirme qu'il ne manque pas de lits dans les refuges

07/03/2013 04:56 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

TORONTO - Le maire de Toronto, Rob Ford, a prévenu jeudi qu'il ne tolérerait pas que des militants antipauvreté tentent de perturber les activités de bureaux de la Ville.

Les membres de la Ontario Coalition Against Poverty campaient jeudi au Metro Hall, où des dizaines de militants ont étalé des couvertures et des sacs de couchage sur les planchers du centre administratif de la Ville.

Les protestataires disent vouloir attirer l'attention sur les problèmes des refuges municipaux pour itinérants, et sur le fait que les compressions budgétaires ont réduit le nombre de lits disponibles jusqu'à un point critique.

Le maire Ford soutient cependant que rien de cela n'est vrai, et qu'environ 100 lits, soit de 3 à 4 pour cent de ceux disponibles dans les refuges municipaux, sont vides à tous les soirs.

Le maire affirme que la Ville compte plus de 3800 lits dans 57 refuges, et accuse le groupe antipauvreté d'organiser un «coup de publicité» pour créer une fausse crise.

Aux yeux de M. Ford, le Metro Hall est un endroit public et les membres du groupe ont le droit de s'y réunir, mais il prévient qu'il n'y tolérera pas d'interruptions des activités municipales ou du travail des fonctionnaires.

Le maire réfute les affirmations du groupe voulant que la Ville ait coupé les fonds aux refuges. En fait, dit-il, ces fonds ont plutôt augmenté, et des lits ont été ajoutés.

Lors d'événements météorologiques extrêmes, la Ville ajoute 170 lits à son système de refuges, a-t-il précisé. Or, même durant les nuits les plus froides des dernières semaines, des lits étaient disponibles pour les gens dans le besoin, a-t-il maintenu.

«Les gens ne sont pas refusés aux portes des refuges municipaux. La politique municipale est de ne jamais refuser quelqu'un qui a besoin d'aide ou nécessite un abri.»

Le mois dernier, plus de 50 militants de la coalition antipauvreté ont manifesté à l'hôtel de ville pour demander au conseil municipal d'organiser une rencontre d'urgence sur la question de l'itinérance. La police a plus tard expulsé des manifestants qui n'avaient pas quitté le bâtiment à l'heure de la fermeture.

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