NOUVELLES

Golan: Israël craint un départ de l'ONU après la capture de 21 observateurs

07/03/2013 03:35 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

Israël redoute que la détention depuis mercredi de 21 observateurs de l'ONU par des rebelles syriens sur le Golan provoque le départ de l'ensemble de la Force chargée de l'observation du désengagement sur le Golan, a indiqué jeudi à l'AFP un responsable israélien.

"Cet enlèvement risque de convaincre des pays disposant de contingents dans cette force de les rapatrier, ce qui créerait un vide dangereux dans la zone neutre où elle est déployée sur le Golan", a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. "Depuis sa création, cette force a rempli sa mission qui était de maintenir la paix".

Israël occupe la majeure partie du Golan syrien depuis 1967, environ 510 km2 du plateau restent sous contrôle de Damas.

Les rebelles reprochent à la FNUOD de travailler avec l'armée syrienne pour écraser l'insurrection contre le régime du président Bachar al-Assad.

La FNUOD, déployée depuis 1974, après la guerre israélo-arabe de 1973, compte 1.100 soldats et personnels originaires d'Autriche, de Croatie, d'Inde, du Japon et des Philippines. Le 28 février 2013, la Croatie avait annoncé sa décision de rapatrier ses 97 soldats.

Le quotidien israélien Yédiot Aharonot souligne jeudi les craintes d'Israël de voir Al-Qaïda "atteindre la frontière israélienne et prendre la contrôle de la zone de démarcation en cas de départ des forces de l'ONU". Il souligne également que l'armée israélienne "renforce ses systèmes de défense".

Selon un porte-parole de l'ONU, les observateurs détenus, des Philippins, menaient une "mission ordinaire d'approvisionnement" dans le sud du plateau du Golan quand ils ont été capturés. "C'est une situation délicate car cette zone de séparation n'est contrôlée ni par Israël ni par la Syrie".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé leur libération immédiate en rappelant "à tous les protagonistes en Syrie que la FNUOD a pour mandat de surveiller le respect de l'accord de désengagement entre Israël et la Syrie". "Sa liberté de mouvement et sa sécurité doivent être respectées par toutes les parties".

La situation s'est tendue sur le plateau du Golan depuis le début de la crise syrienne en mars 2011, mais les incidents --obus syriens tombant côté israélien et tirs de semonce israéliens-- sont restés jusqu'à présent limités.

jlr/feb

PLUS:afp