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Afrique du Sud: Pistorius et son agence de communication coupent les ponts

07/03/2013 04:50 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

Le champion handisport sud-africain Oscar Pistorius, accusé de l'assassinat de sa petite amie, et l'agence de relations publiques qui supervisait la communication familiale mettent un terme à leur collaboration d'un commun accord, a indiqué l'agence jeudi.

Vuma Corporate Reputation Management travaille toujours avec les Pistorius, mais va bientôt les laisser gérer eux-mêmes leurs relations avec les médias, a expliqué sa directrice Janine Hills à l'AFP.

Elle se retirera "dès que la famille sera assez forte (...) et quand nous estimerons qu'il n'y aura plus de problème avec les médias", a-t-elle ajouté, sans préciser exactement quand.

Sa société avait été engagée "pour deux ou trois semaines" afin de gérer l'extraordinaire intérêt suscité chez les médias, tant sud-africains qu'étrangers, quand le coureur paralympique et olympique a été accusé d'avoir tué son amie Reeva Steenkamp le 14 février chez lui à Pretoria, aux premières heures de la Saint-Valentin.

"La famille n'était tout simplement pas assez forte. (...) La famille ne pouvait pas parler aux médias", a expliqué Mme Hills, relevant que ses collaborateurs ont dû gérer jusqu'à 500 appels téléphoniques et 2.000 e-mails par jour.

Vuma Corporate Reputation Management s'est également occupée de la transformation du site internet d'Oscar Pistorius, qui a été consacré à l'affaire, avec communiqués de presse et témoignages de soutien.

Oscar Pistorius a été libéré sous caution le 22 février, en attendant son procès. Alors que le Parquet pense qu'il y a eu un "meurtre prémédité", l'athlète plaide la thèse de l'accident, expliquant avoir tiré sur son amie en croyant qu'il s'agissait d'un cambrioleur.

Janine Hills a démenti que la fin de sa collaboration avec les Pistorius soit liée à un raté de communication. La famille s'était désolidarisée mardi d'Henke Pistorius, le père d'Oscar, qui avait déclaré à un journal britannique que les Blancs avaient besoin d'armes à feu pour se protéger en Afrique du Sud car le gouvernement n'assurait pas leur sécurité.

Le reste de la famille s'était désolidarisé de cette déclaration qui a fait vivement réagir le gouvernement et l'ANC, le parti au pouvoir.

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