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Syrie: nouveaux bombardements contre des positions rebelles à Homs (ONG)

06/03/2013 03:58 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Des hélicoptères ont bombardé mercredi des positions rebelles à Homs, au quatrième jour d'un assaut de l'armée et de milices pro-régime pour conquérir des enclaves insurgées dans cette ville du centre de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des hélicoptères de l'armée ont bombardé des enclaves rebelles dans la Vieille ville de Homs, notamment à Khaldiyé", a indiqué cette ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales à travers la Syrie.

Même si le régime de Bachar al-Assad contrôle quelque 80% de la ville, baptisée par les militants la "capitale de la révolution", plusieurs quartiers demeurent aux mains des insurgés, d'un dépit d'un siège qui dure depuis huit mois.

Des centaines de civils sont toujours coincés dans des enclaves sous contrôle des rebelles.

"On ne sait pas comment ils peuvent s'en sortir et où ils pourraient se réfugier si l'armée reprend des positions rebelles", a indiqué le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Dans le nord-est du pays, des bombardements aériens ont de nouveau visé Raqa, première capitale provinciale à tomber il y a deux jours entre les mains des rebelles qui ont capturé à cette occasion le gouverneur et un responsable du parti Baas au pouvoir, selon l'OSDH.

Terrés dans le quartier général des services du renseignement militaire, son dernier bastion dans cette ville, l'armée affronte les rebelles qui tentent de s'emparer du bâtiment, selon cette ONG.

Le quotidien pro-gouvernemental Al-Watan a affirmé pour sa part mercredi qu'il n'était "pas exact (de dire) que les hommes armés ont pris le contrôle de toute la ville de Raqa".

"Les unités de l'armée et de la Sécurité se livrent à des combats violents dans plusieurs secteurs de la ville et de sa province", affirme Al-Watan, citant des sources civiles.

Raqa a été le "théâtre durant les deux derniers jours d'une invasion de terroristes et de criminels" qui ont semé la destruction, écrit al-Watan.

Ce ne sont "pas des révolutionnaires comme on le prétend mais des criminels qui ont été libérés de la prison centrale ainsi que des milices d'Ahrar al-Cham liées au réseau d'Al-Qaïda, dirigées par des éléments du Front al-Nosra", ajoute le journal, qui fait état de "grands renforts pour l'armée aux abords de Raqa".

Le Front al-Nosra est un groupe jihadiste inconnu avant le début de la révolte il y a deux ans et qui a connu une ascension fulgurante à partir de mi-2012, s'imposant partout comme le fer de lance de la rébellion au détriment de l'Armée syrienne libre (ASL), principale composante de l'opposition armée.

Les violences ont fait mardi 159 morts, dont 70 rebelles, 47 civils et 42 soldats, selon l'OSDH.

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