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Obstruction républicaine contre Brennan à la CIA sur la question des drones

06/03/2013 03:17 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

La nomination de John Brennan à la tête de la CIA s'est heurtée mercredi à la question controversée des assassinats ciblés par drones, un républicain prenant la parole pendant plusieurs heures pour bloquer le vote de confirmation par le Sénat.

John Brennan, conseiller antiterroriste de Barack Obama et orchestre du programme secret de frappes par drones à l'étranger, a besoin d'un vote de l'ensemble du Sénat pour prendre ses fonctions.

Mais le sénateur Rand Paul a mis à exécution sa menace d'obstruction pour protester contre une lettre du ministre de la Justice dans laquelle Eric Holder, expliquait lundi que dans une "circonstance extraordinaire" comparable au 11-Septembre, le président aurait le droit d'ordonner des frappes de drones aux Etats-Unis contre des Américains soupçonnés d'appartenir à des organisations terroristes.

Rand Paul exploite depuis 11H47 (16H47 GMT), mercredi matin, une règle qui permet aux orateurs de conserver la parole aussi longtemps qu'ils le souhaitent.

"Je parlerai aussi longtemps qu'il le faudra pour sonner l'alarme dans chaque coin du pays, car notre Constitution est importante, votre droit à un procès est précieux, aucun Américain ne devrait être tué par un drone sur le territoire américain sans avoir d'abord été inculpé d'un crime, sans avoir d'abord été condamné par un tribunal", a-t-il déclaré.

Quelques heures plus tôt, Eric Holder a aussi été pressé de questions par des sénateurs des deux camps, démocrates et républicains, sur la légalité des assassinats ciblés par drones.

"Si un individu est tranquillement assis à un café, aux Etats-Unis... Selon votre opinion juridique, la Constitution permet-elle de tuer un citoyen américain sur le territoire américain par drone?", a interrogé Ted Cruz, un républicain.

"Je ne pense pas que ce serait une utilisation appropriée de tout type de force létale", lui a répondu Eric Holder, avant de finir par répondre "non" au terme d'un échange tendu.

Sous pression, la Maison Blanche a accepté de donner accès à certains sénateurs aux mémorandums du département de la Justice autorisant le président à ordonner des attaques contre des terroristes américains.

ico/rap

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