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Les monarchies du Golfe pressent le Liban de ne pas s'impliquer en Syrie

06/03/2013 09:39 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

Les six monarchies pétrolières du Golfe ont pressé le Liban de s'en tenir à sa "politique de distanciation" à l'égard de la Syrie, le mettant en garde contre les conséquences de ses dernières prises de position dans ce pays voisin.

Dans un communiqué obtenu mercredi par l'AFP, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a indiqué que son secrétaire général Abdellatif al-Zayani avait communiqué cette mise en garde au président libanais Michel Sleimane, lors d'un entretien mardi à Beyrouth.

M. Zayani a exprimé "la profonde inquiétude des pays du CCG face aux récentes prises de positions du Liban, et de certaines parties libanaises (en particulier), à l'égard de la situation en Syrie", selon le communiqué.

Ces positions "ne correspondent pas à la politique de distanciation que le Liban s'était engagé à respecter", a-t-il ajouté au nom des six Etats membres du CCG, qui soutiennent la rébellion syrienne en lutte contre le régime du président Bachar al-Assad.

M. Zayani a appelé Beyrouth à "s'en tenir à sa politique déclarée", et émis l'espoir que les responsables libanais "prennent l'initiative d'éviter tout ce qui est de nature de mettre en danger la sécurité et la stabilité du Liban".

Fin février, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait adressé une mise en garde similaire à Beyrouth.

"Les informations sur l'implication de certains éléments libanais dans le conflit en Syrie vont à l'encontre de la politique de non implication du Liban", avait-il écrit dans un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU.

Dans son rapport, il se déclarait notamment "très inquiet" d'informations sur "la mort de membres du Hezbollah qui combattaient en Syrie", en référence au puissant mouvement chiite libanais allié de Damas.

Quelques jours plus tôt, la principale composante de la rébellion syrienne avait accusé le Hezbollah de tirer sur des localités rebelles dans la région syrienne frontalière de Qousseir.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait démenti toute attaque contre les rebelles en Syrie, soutenant à l'inverse que ce sont les insurgés qui s'en prennent aux Libanais chiites résidant dans des villages syriens.

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