NOUVELLES

Le pétrole recule à New York, avant les stocks et après la mort de Chavez

06/03/2013 09:44 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

Le pétrole a ouvert en légère baisse mercredi à New York, les courtiers anticipant une nouvelle hausse de l'offre en brut américain, alors que le décès du président vénézuélien Hugo Chavez laissait craindre une période d'instabilité.

Vers 14H15 GMT, le baril de référence pour livraison en avril cédait 13 cents à 90,69 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché du pétrole est "sous pression du fait de la très importante progression des réserves de brut dont a fait état (la fédération professionnelle américaine) API", a noté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Cette association, qui publie traditionnellement ses propres chiffres à la veille de la diffusion des statistiques officielles du ministère américain de l'Energie, a estimé que les stocks d'or noir s'étaient appréciés de 5,6 millions de barils au cours de la semaine précédente, "dessinant le paysage d'un marché américain amplement approvisionné en brut", selon les experts de Commerzbank.

Si cette forte progression était confirmée par le ministère, "les stocks seraient à leur plus haut niveau depuis le mois de juin", a précisé M. Lipow, un signe de mauvais augure pour la demande énergétique des Etats-Unis, le premier consommateur de brut de la planète.

Les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires anticipaient une augmentation moins prononcée de 500.000 barils des stocks de brut aux Etats-Unis.

Les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés en période hivernale, sont quant à eux attendus en recul de 700.000 barils, et les réserves d'essence également en repli de 700.000 barils.

La mort mardi du président vénézuélien Hugo Chavez, à la tête du principal pays producteur de brut sud-américain et de l'une des plus importantes réserves d'or noir au monde, "n'a eu que peu d'impact sur le marché du brut", a estimé Andy Lipow.

Selon M. Lipow, le Venezuela va en effet continuer à exporter du brut pour soutenir son économie et à importer des produits pétroliers, des Etats-Unis notamment, du fait de l'insuffisance de ses installations de raffinage.

Quatrième plus gros producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), cinquième exportateur mondial et principal producteur d'Amérique du Sud, le Venezuela produit entre 2,3 et 3 millions de barils par jour.

Cependant, l'incertitude politique résultant de la disparition de cette figure charismatique qui a dominé la vie politique de son pays pendant 14 ans "pourrait soutenir les prix du pétrole à court terme", ont estimé les experts de Commerzbank.

bur-ppa/sl/sam

PLUS:afp