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Le printemps arabe a forcé le versement d'importantes réclamations d'assurances

06/03/2013 10:52 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Exportation et développement Canada (EDC) a versé 358 millions $ en réclamations l'an dernier, soit environ sept fois plus d'argent qu'en 2011, en lien avec les pertes encaissées par les compagnies canadiennes pendant le printemps arabe.

Ce montant inhabituellement important apparaît dans le programme d'assurance-risque, qu'EDC offre aux compagnies ayant des activités à l'échelle internationale, pourrait être un record pour la société d'État, bien qu'un responsable eut affirmé que des réclamations importantes aient été enregistrées par le passé.

Selon le directeur financier Ken Kembler, les réclamations d'assurance liées à des risques politiques tendent à être volatiles en raison de l'aspect imprévisible des événements mondiaux.

Plusieurs compagnies canadiennes, comme la pétrolière Suncor Energy et la firme d'ingénierie SNC-Lavalin, avaient des activités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, mais EDC n'a pas voulu nommer les pays impliqués ou les noms des entreprises ayant déposé des réclamations.

Au dire de M. Kember, le remboursement des réclamations n'est pas la dernière étape pour EDC, puisque l'agence tente souvent de récupérer les pertes auprès des gouvernements impliqués.

Malgré les importantes pertes en termes d'assurance, les états financiers d'EDC pour 2012 révèlent des revenus de 1,2 milliard $ pour l'agence en provenance de ses prêts, investissements et autres frais de garantie de prêts, en légère hausse par rapport à la somme de 1,1 milliard $ de l'année précédente.

Les revenus sont demeurés stables malgré le fait que l'activité économique totale générée par les clients d'EDC a chuté à 87 milliards $, par rapport au record de 102,5 milliards $ atteint en 2011.

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