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USA: l'Iran serait "mal avisé" de profiter d'une présence militaire réduite (général)

05/03/2013 01:22 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Le commandant des forces américaines au Moyen Orient (Centcom), le général James Mattis, a mis l'Iran en garde mardi contre toute velléité "mal avisée" de profiter de la présence d'un seul porte-avions américain dans la région du Golfe pour en "tirer avantage".

"J'ai encore un porte-avions dans le coin et je préviens tout ennemi qui pourrait voir une occasion de tirer avantage de la situation que ce serait bien mal avisé" de sa part, a-t-il déclaré aux sénateurs de la Commission des forces armées, sans citer nommément l'Iran.

En raison des coupes automatiques dans le budget du Pentagone, le déploiement du porte-avions USS Harry-Truman, qui devait quitter le port de Norfolk (Virginie, est) mi-février, a été reporté de plusieurs mois, ne laissant dans la région du Golfe et de la mer d'Oman qu'un seul porte-avions quand la politique du Pentagone est d'en avoir deux en quasi-permanence.

"J'ai ce qu'il faut pour faire vivre à l'ennemi sa pire et plus longue journée", a-t-il ajouté, précisant qu'un second porte-avions peut être "rapidement déployé en renfort".

Le Harry-Truman est actuellement en alerte à 21 jours, un délai qui peut être raccourci, et son temps de transit vers le Golfe est de 14 jours, selon lui.

Le porte-avions actuellement sur zone est l'USS John-Stennis, qui est escorté par un croiseur et plusieurs destroyers. Il doit être remplacé par l'USS Dwight-Eisenhower, actuellement en Méditerranée, selon l'US Navy.

Interrogé sur l'impact des négociations avec Téhéran sur la poursuite de son programme nucléaire, le général Mattis n'a pas caché son pessimisme.

"Je soutiens toujours la direction que nous avons prise (mais) franchement je suis payé pour avoir une piètre vision des Iraniens", a-t-il confié, évoquant "un historique de dénégations et de duperie" de la part de Téhéran.

L'administration Obama privilégie les sanctions économiques et la négociation pour convaincre l'Iran de renoncer à son programme nucléaire controversé, tout en assurant qu'elle ne lui permettra pas d'acquérir l'arme nucléaire.

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