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Syrie: Kerry pense que les armes pour les rebelles tombent dans de bonnes mains

05/03/2013 01:09 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain a exprimé mardi sa confiance dans le fait que les armes envoyées par les pays du Golfe aux rebelles syriens tombent effectivement entre les mains d'opposants "modérés", répétant que les Etats-Unis ne livraient pas d'armements aux insurgés.

"Nous avons discuté du type d'armes qui sont transférées", a déclaré John Kerry lors d'une conférence de presse à Doha avec le Premier ministre et ministre qatariote des Affaires étrangères Hamad Ben Jassem Al-Thani.

Le secrétaire d'Etat bouclait à Doha la dernière partie de sa tournée marathon en Europe, en Turquie, en Egypte et dans des pays du Golfe, largement dominée par la guerre en Syrie.

"Nous savons ce que les gens font", a-t-il dit, en allusion au Qatar ou à l'Arabie saoudite qui font envoyer des armes à l'opposition syrienne.

M. Kerry a dit avoir discuté avec son hôte de "la capacité pour tenter de garantir que (les armes) parviennent aux bonnes personnes et à la coalition de l'opposition syrienne modérée".

"Je pense que s'est développée ces derniers mois cette capacité permettant d'avoir davantage confiance" dans le fait que les armes arrivent à bon port, a encore expliqué M. Kerry.

Il a répété à Doha ce qu'il avait dit lundi à Abou Dhabi.

"Vous ne pouvez pas garantir qu'une arme ou une autre ne puisse pas tomber dans des mains que vous ne voulez pas", c'est à dire dans celles d'extrémistes islamistes, a admis le ministre. Mais, avait-il déjà dit aux Emirats arabes unis, les opposants syriens ont "maintenant la capacité de s'assurer que ce qui va à l'opposition modérée et légitime lui parvient effectivement".

M. Kerry avait promis lundi de continuer à renforcer l'opposition syrienne sans l'armer, tout en donnant implicitement son aval aux livraisons d'armes aux rebelles "modérés" effectuées par des pays du Golfe.

Les six ministres des Affaires étrangères de pays du Golfe avaient exprimé dimanche leur soutien à un règlement négocié en Syrie, tout en réclamant une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.

Les six pays du Conseil de coopération du Golfe, alliés de Washington, lui reprochent une certaine inaction en Syrie et ne le trouvent pas assez ferme à l'égard de l'Iran voisin, dont ils redoutent les ambitions régionales.

La semaine dernière à Rome, M. Kerry avait promis à l'opposition politique syrienne 60 millions de dollars d'aide et une assistance directe, mais non létale, aux rebelles sur le terrain.

Le gouvernement de Barack Obama refuse d'armer l'opposition syrienne.

nr/hj

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