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Réforme du FMI: 19 personnalités américaines exhortent le Congrès à agir

05/03/2013 04:07 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Dix-neuf personnalités américaines, dont d'anciens secrétaires au Trésor, ont exhorté mardi le Congrès à ratifier la réforme de la gouvernance du FMI et lever ainsi le dernier obstacle à son entrée en vigueur.

"Nous (...) exhortons le Congrès à continuer d'apporter son soutien bi-partisan et ancien au Fonds monétaire international au nom de nos propres intérêts et du système mondial", écrivent ces personnalités dans un courrier adressé aux chefs républicain et démocrate du Congrès et publiée par le groupe de réflexion The Bretton Woods Committee.

Votée en 2010, la réforme du Fonds renforçant le poids des pays émergents et triplant ses ressources permanentes (quotes-parts) est suspendue depuis plusieurs mois à une ratification parlementaire aux Etats-Unis, principaux actionnaires de l'institution.

Pour entrer en vigueur, la réforme doit avoir été approuvée par 113 des 188 Etats-membres du FMI, représentant 85% des droits de vote au conseil d'administration. Manquent encore la ratification des Etats-Unis et leurs 16,7% de droits de vote.

"Le FMI a toujours été un outil utile pour promouvoir les intérêts des Etats-Unis au niveau mondial", assurent les auteurs de cette lettre où figurent notamment d'anciens secrétaires aux Trésor (Henry Paulson, Lawrence Summers...), l'ex-patron de la Réserve Fédérale Alan Greenspan et l'ancien président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

Selon les signataires, l'action du FMI permet notamment de faire reculer la "stagnation économique et la pauvreté" qui peuvent conduire à "l'instabilité et au terrorisme" et soutient les entreprises américaines à l'export en faisant la promotion de l'ouverture des marchés.

L'administration Obama, qui avait elle-même poussé cette réforme en 2010, souhaite achever ce processus mais elle doit composer avec un Congrès divisé où les démocrates sont majoritaires au Sénat et les républicains à la Chambre des représentants.

Mi-février, le Trésor américain avait assuré travailler "activement" avec le Congrès pour faire ratifier ce texte mais n'avait donné aucune précision sur le calendrier.

jt/sl/rap

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