NOUVELLES

Premier vote mardi au Sénat américain sur la nomination de Brennan à la CIA

05/03/2013 12:09 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

La commission du Renseignement du Sénat américain devait voter mardi sur la nomination de John Brennan à la tête de la CIA, le dernier des trois postes les plus importants de son dispositif de sécurité nationale.

Après John Kerry et Chuck Hagel, confirmés respectivement à la tête de la diplomatie américaine et de la Défense, la confirmation de John Brennan pour remplacer David Petraeus à l'agence de renseignement est très attendue par Barack Obama, qui a désigné M. Brennan il y a près de deux mois.

Le vote aura lieu à huis clos mardi à partir de 14H30 (19H30 GMT), a indiqué la commission.

M. Brennan, 57 ans, est un vétéran de la CIA où il a passé 25 ans. Depuis quatre ans, il travaillait aux côtés du président à la Maison Blanche, où il dirigeait la lutte antiterroriste et orchestrait le programme secret d'assassinats ciblés par drones.

Il a ainsi coordonné une "liste de personnes à abattre" appartenant à Al-Qaïda.

Des républicains avaient menacé de retarder sa nomination tant que la Maison Blanche n'aurait pas fourni les documents confidentiels relatifs à ce programme, devenu secret de Polichinelle et sur lequel le Sénat aimerait exercer sa tutelle.

La présidente de la commission, Dianne Feinstein, a annoncé mardi que l'administration avait accepté de transmettre tous les mémorandums du département de la Justice justifiant et encadrant ces frappes.

L'autre point de blocage concerne l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, le 11 septembre. Quatre Américains dont l'ambassadeur avaient été tués dans ce que l'administration de Barack Obama a mis plusieurs jours à qualifier d'attentat terroriste.

La Maison Blanche a transmis à la commission des documents, partiellement censurés, sur les circonstances de l'attaque, mais les républicains estiment les réponses insatisfaisantes.

"John et moi sommes déterminés à faire en sorte que les Américains comprennent cette débâcle nommée Benghazi", a déclaré le sénateur Lindsey Graham, un proche de John McCain, dimanche sur la chaîne CBS.

Ceux-ci disaient lundi avoir encore dix questions auxquelles l'administration n'aurait pas répondu, notamment sur les failles de sécurité autour du complexe diplomatique de Benghazi.

ico/are

PLUS:afp