NOUVELLES

Multiples réactions à la mort d'Hugo Chavez

05/03/2013 06:29 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement cubain a décrété un deuil national de trois jours à la suite de la mort du président du Venezuela, Hugo Chavez, annoncée mardi. La déclaration lue à la télévision affirme qu'Hugo Chavez a accompagné le père de la Révolution cubaine, Fidel Castro, « comme un véritable fils ».

L'alliance politique et économique du Venezuela avec le régime communiste cubain était particulièrement évidente durant la présidence de Chavez.

Au Brésil, la présidente Dilma Rousseff a souligné mardi la « perte irréparable d'un ami du Brésil ». « Nous n'avons pas toujours été intégralement d'accord avec le président Chavez, mais sa disparition représente une perte irréparable. Il était un ami du Brésil et du peuple brésilien », a déclaré Mme Rousseff lors d'un événement public.

Suite du texte sous la galerie

Hugo Chavez est mort: les réactions

L'ex-président brésilien Luiz Inacio « Lula » da Silva, issu du même parti que Mme Rousseff, a exprimé sa « tristesse », saluant les luttes du président Chavez « pour un monde plus juste ». « Je me sens orgueilleux d'avoir [...] travaillé avec lui pour l'intégration de l'Amérique latine et pour un monde plus juste », a déclaré l'ex-président Lula.

Le gouvernement du président socialiste de l'Équateur, Rafael Correa, a fait part d'un « profond chagrin » et qualifié Hugo Chavez de « chef de file d'un mouvement historique » et de « révolutionnaire mémorable ».

« L'Équateur considère cette perte comme la sienne propre et souhaite au peuple ami du Venezuela les plus grands succès à l'avenir, avec la conviction qu'il saura maintenir et magnifier son histoire, sa révolution, son développement, la fraternité et la solidarité qui caractérise son action », a indiqué le gouvernement équatorien dans un communiqué.

Le président du Chili, Sebastian Pinera, a qualifié le président Hugo Chavez de « leader profondément engagé dans l'intégration de l'Amérique latine ». « Nous avions des différences, mais j'ai toujours su apprécier la force, l'engagement avec lequel le président Chavez luttait pour ses idées », a déclaré le président chilien.

Le président péruvien Ollanta Humala a exprimé lui aussi sa « profonde douleur » et envoyé ses condoléances à la famille et « au peuple frère vénézuélien », faisant part de sa « solidarité bolivarienne, sud-américaine et latino-américaine ».

M. Humala a souhaité en « ces moments difficiles que traversent les proches du président décédé et les Vénézuéliens en général, l'unité et la réflexion, et que les choses puissent se dérouler de manière pacifique et démocratique ».

De son côté, l'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitali Touchkine, a qualifié la mort de Chavez de « tragédie ». « Il était un grand politicien pour son pays, pour l'Amérique latine et pour le monde », a-t-il dit.

Le président de Colombie, Juan Manuel Santos, a exprimé son « profond regret » pour la mort d'Hugo Chavez, rappelant qu'il avait apporté un soutien important pour le processus de paix avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). « Si nous avons avancé dans ce processus de paix solide, c'est aussi grâce au dévouement et à l'engagement sans limites du président Chavez et du gouvernement du Venezuela », a déclaré M. Santos, dans une allocution télévisée depuis le palais présidentiel.

Le secrétaire général des Nations unies a offert ses condoléances au peuple vénézuélien.

Ottawa et Washington misent sur l'avenir

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a offert ses condoléances à la population vénézuélienne, ajoutant qu'Ottawa compte travailler avec le successeur de M. Chavez pour « rendre l'hémisphère plus prospère, plus sûr et plus démocratique ».

« En cette période de transition, j'espère que la population du Venezuela sera maintenant en mesure de se créer un avenir meilleur et plus prometteur selon les principes de liberté, de démocratie, de primauté du droit et du respect des droits de la personne », a déclaré M. Harper dans un communiqué.

Pour sa part, le président américain a exprimé son soutien aux Vénézuéliens et a espéré des « relations constructives » avec le futur gouvernement du Venezuela dans un « nouveau chapitre » de son histoire.

« En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les États-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien », a indiqué Barack Obama dans un communiqué.

L'ancien président américain Jimmy Carter a souligné quant à lui que le monde se souviendrait d'Hugo Chavez pour sa défense passionnée « de l'autonomie et de l'indépendance des gouvernements d'Amérique latine ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s'est dit « attristé » par la mort du président vénézuélien. « En tant que président du Venezuela pendant 14 ans, il a marqué les esprits dans son pays et bien au-delà », a-t-il poursuivi.

Le président français, François Hollande, a salué la mémoire d'Hugo Chavez, qui « exprimait, au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas, une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement ».

INOLTRE SU HUFFPOST

Quelques réactions au décès d'Hugo Chavez
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil