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Libye: l'Assemblée récupère ses locaux évacués par des protestataires

05/03/2013 10:18 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

L'Assemblée nationale libyenne a récupéré mardi ses locaux occupés depuis près d'un mois par des ex-rebelles blessés durant la révolution ayant renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, qui réclamaient réparation, a indiqué un responsable de la sécurité sur place.

"Les +blessés de la révolution+ qui occupaient l'Assemblée nationale ont quitté les lieux", a déclaré ce responsable posté devant les locaux du Congrès général national (CGN) dont les locaux étaient fermés à la presse mardi.

Les autorités négociaient depuis plusieurs jours avec ces ex-rebelles, amputés ou handicapés, qui réclamaient des indemnisations et des aides sociales, en particulier une pension à vie.

"Le vice-président du CGN, Jommaa Atiga, et d'autres membres de l'Assemblée ont pris possession des locaux du CGN, après qu'un accord avec les ex-rebelles a été trouvé", a rapporté de son côté l'agence libyenne Lana.

Les membres du CGN se sont rendus sur les lieux pour évaluer les dégâts subis par la salle de réunion, après l'assaut avorté dimanche des forces de sécurité qui tentaient de déloger les protestataires.

Le chef de la sûreté de Tripoli, Mahmoud al-Chérif, avait indiqué dimanche que quatre membres de la garde présidentielle avaient été blessés, dont un grièvement, au cours de l'assaut.

Il avait précisé que les protestataires étaient armés et qu'ils avaient lancé une grenade sur les forces de sécurité, avant d'être rejoints par un autre groupe d'ex-rebelles venus les soutenir.

Des images diffusées sur internet après l'assaut montraient une salle dévastée, des vitres brisées et des sièges renversés.

Le Premier ministre Ali Zeidan avait assuré dimanche que les autorités avaient accédé à toutes les revendications des blessés, en offrant un salaire minimum de 3.500 dinars libyens (environ 2.750 dollars) par mois, ainsi qu'un logement et une voiture.

Les locaux de l'Assemblée ont été investis à plusieurs reprises par des manifestants, parfois armés, protestant contre une décision du CGN ou contre le gouvernement. La sécurité des lieux et des députés a été maintes fois discutée à l'Assemblée, sans qu'une solution radicale n'ait été trouvée.

yba-ila/cco

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