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Le pétrole finit en hausse à New York, dans le sillage de Wall Street

05/03/2013 03:10 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé la séance en hausse mardi, dans un marché bénéficiant d'un regain d'appétit des courtiers, dans le sillage des marchés des actions, et rebondissant grâce à des achats à bon compte après une nette chute des prix du brut.

Le baril de référence pour livraison en avril a gagné 70 cents à 90,82 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Nous avons connu une longue chute, il était temps que les cours pétroliers rebondissent un peu, même s'il ne s'agit que d'un rebond limité", a commenté James Williams, de WTRG Economics.

Les prix du brut à New York ont cédé plus de 7 dollars depuis la mi-février, jusqu'à atteindre lundi un plus bas depuis le 26 décembre, à 89,33 dollars, franchissant pour la première fois en deux mois le seuil psychologique très surveillé des 90 dollars.

Le regain d'optimisme du marché se devait également, selon John Kilduff de Again Capital, à la bonne tenue du marché américain qui évoluait à des niveaux historiques, "ce qui rassure les courtiers sur les perspectives de l'économie" des Etats-Unis et sur la demande.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a dépassé mardi en séance son précédent record historique, établi en octobre 2007, les investisseurs tablant sur une poursuite de l'amélioration de l'économie américaine et retrouvant le goût des actifs risqués.

Du côté de l'offre, le baril de référence "light sweet crude" (WTI) montait aussi dans le sillage du Brent de Londres, dont la forte hausse était notamment "portée par des inquiétudes sur l'approvisionnement en mer du Nord", a noté M. Kilduff.

En effet, en raison de la découverte d'une fuite d'hydrocarbures sur son infrastructure, la plateforme pétrolière Cormorant Alpha, située en mer du Nord à 160 km au large des îles écossaises Shetland, est fermée depuis quatre jours.

D'autre part, "les incertitudes sur la santé" du président vénézuélien Hugo Chavez "font craindre une éventuelle interruption de l'approvisionnement en brut vénézuélien en cas d'instabilité politique", a estimé M. Williams.

Le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro, successeur désigné d'Hugo Chavez, vient de reconnaître que le Venezuela vivait "ses heures les plus difficiles" depuis la quatrième opération du président atteint d'un cancer, le 11 décembre.

Le Venezuela est le principal producteur de pétrole d'Amérique du Sud et dispose des plus importantes réserves au monde.

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