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Le prince Al-Walid accuse Forbes d'avoir sous-évalué sa fortune

05/03/2013 08:10 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Le milliardaire saoudien, le prince Al-Walid ben Talal, a décidé de rompre avec le magazine américain Forbes, l'accusant d'avoir sous-évalué sa fortune, selon un communiqué de son groupe Kingdom Holding publié mardi.

Dans son classement 2013 publié lundi, Forbes, a évalué la fortune du prince Al-Walid à 20 milliards de dollars, en faisant le 26ème homme le plus riche de la planète.

C'est ce que conteste Kingdom Holding qui fait remarquer, dans son communiqué, qu'après six ans de collaboration avec les équipes d'évaluation de Forbes, ces derniers ont refusé de calculer la fortune du prince Al-Walid sur la base de ses avoirs listés à la Bourse saoudienne.

Kingdom Holding s'insurge contre le fait que ces équipes aient pris en considération des rumeurs affirmant que la "manipulation" des données de cette bourse est un "sport national" en Arabie saoudite en raison de l'absence de casinos, les jeux d'argent étant interdits dans le royaume.

"Ayant constaté que Forbes n'a aucune intention d'améliorer sa méthode d'évaluation de notre holding, nous avons décidé" de cesser notre collaboration avec le magazine, a précisé le communiqué.

La holding indique qu'elle continue d'accorder sa confiance à Bloomberg Billionaires qui a évalué la fortune du prince Al-Walid, un neveu du roi Abdallah, à 28 milliards de dollars.

Kingdom Holding, contrôlée à hauteur de 95% par le prince Walid, est un gros investisseur mondial. Elle possède une chaîne d'hôtels de luxe, dont le palace parisien Georges V. Elle détient aussi des parts dans Citigroup (banque), News Corp (médias), Apple (informatique), et Walt Disney Corp.

bur/mh/sw

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