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l'Arabie saoudite surseoit à l'exécution de sept jeunes condamnés à mort

05/03/2013 07:54 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Les autorités saoudiennes ont décidé mardi de surseoir à l'exécution collective de sept jeunes, condamnés à mort pour des crimes commis lorsqu'ils étaient mineurs, a indiqué un responsable saoudien.

Cette mesure fait suite à des appels lancés par deux organisations internationales de défense des droits de l'Homme.

"Il a été décidé de surseoir à l'exécution pour mieux préparer l'application du verdict, et ce à la demande du gouverneur d'Assir, le prince Fayçal ben Khaled ben Abdel Aziz", a déclaré un responsable de cette province du sud du pays ayant requis l'anonymat. Il n'a pas fourni plus de détails.

Human Rights Watch et Amnesty International avaient auparavant indiqué que les sept jeunes Saoudiens avaient été reconnus coupables de vol à main armée, un crime passible de la peine de mort dans le royaume.

"Les sept jeunes gens avaient entre 16 et 20 ans lorsqu'ils ont été arrêtés en 2006 et accusés d'avoir commis un cambriolage en 2005", a souligné Human Rights Watch dans un communiqué.

Selon l'organisation, il y aurait "de fortes présomptions que leur procès a violé les principes de base d'un jugement équitable".

"Il serait choquant que les autorités saoudiennes mènent ces exécutions", a affirmé Eric Goldstein, directeur adjoint pour le Proche-Orient à HRW. "Il est grand temps que les Saoudiens arrêtent d'exécuter des gens ayant commis des crimes en étant mineurs".

Amnesty International a indiqué de son côté que les sept hommes "auraient été torturés pour les forcer à avouer", et que leur procès avait été "inique".

Un activiste saoudien a estimé qu'il était "préférable de rouvrir le procès des sept jeunes gens, qui affirment n'avoir pu bénéficier de l'assistance d'un avocat pour les défendre".

Depuis le début de l'année, 17 personnes ont été exécutées dans le royaume, et en 2012, 76 personnes avaient été décapitées, selon un décompte établi par l'AFP à partir de communiqués du ministère de l'Intérieur.

Le viol, le meurtre, l'apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie saoudite, qui applique de manière stricte la charia (loi islamique).

bur/at/tm/feb

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