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JO-2020/Istanbul: le comité olympique turc se félicite du soutien grec

05/03/2013 02:01 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Le Comité olympique turc s'est félicité mardi du soutien du Comité olympique grec de la candidature d'Istanbul pour l'organisation des jeux Olympiques d'été 2020, dans le cadre des accords de coopération signés lundi entre les deux pays.

"Les liens entre la Turquie et la Grèce sont encore plus forts aujourd'hui grâce au mouvement olympique, qui permet de construire des ponts", a déclaré le président de la candidature stambouliote Hasan Arat, présent à la cérémonie de signatures des accords à Istanbul lundi, avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue grec Antonis Samaras.

"Une meilleure coopération entre nos deux pays sera un héritage précieux et durable de notre candidature", a ajouté M. Arat.

Dans une déclaration commune, Grèce et Turquie se sont engagés "à collaborer sur les aspects techniques de l'organisation des jeux Olympiques d'été 2020" et à "explorer les moyens d'accroître les bénéfices des (JO) pour les deux pays", si Istanbul était choisi pour organiser les Jeux 2020.

"C'est un accord symbolique pour la Turquie, alors que nous tentons d'accueillir pour la première fois les jeux Olympiques et Paralympiques", a estimé le président du Comité olympique turc Ugur Erdener.

"La Grèce est le berceau du mouvement olympique et j'espère que ce lien va permettre de faire grandir la passion d'accueillir les Jeux", a-t-il ajouté.

La Turquie et la Grèce ont signé lundi à Istanbul, à l'occasion d'une visite du Premier ministre grec, plusieurs accords de coopération dans divers secteurs économiques, et souligné la nécessité de résoudre leurs différends politiques par voie de dialogue.

Depuis 2002, dans le cadre du processus de rapprochement entre la Grèce et la Turquie inauguré en 1999, les deux parties mènent des "contacts exploratoires" dans le but d'examiner dans quelle mesure un terrain d'entente pourrait être trouvé concernant l'espace aérien et maritime en mer Egée.

Les deux pays revendiquent actuellement une zone de 6 milles au large des côtes. Mais la Grèce se réserve le droit de porter à 12 milles cette zone, ce qui est considéré par la Turquie comme une mesure aboutissant à une répartition inéquitable de la souveraineté sur la région, et constituerait en cas d'application un casus belli.

Le Comité international olympique (CIO) choisira à Buenos Aires en septembre entre Istanbul, dont c'est la cinquième candidature, Tokyo et Madrid la ville d'accueil des JO-2020.

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