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Budget: réaction mitigée de la Maison Blanche à un texte républicain

05/03/2013 04:47 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

La Maison Blanche a réagi de façon mitigée mardi à une proposition de loi présentée la veille par les républicains et censée assurer le financement de l'Etat fédéral jusqu'à fin septembre.

L'exécutif du président démocrate Barack Obama, dans un argumentaire officiel, a indiqué être "profondément inquiet des conséquences" de ce texte révélé lundi par ses adversaires majoritaires à la Chambre des représentants, mais s'est abstenu de formuler une menace de veto dans l'immédiat.

Dans le même temps, la Maison Blanche a assuré être prête à "oeuvrer avec le Congrès à répondre à ces inquiétudes de façon à renforcer la classe moyenne et aider à faire croître l'économie".

Le texte déposé lundi par les républicains vise à financer l'Etat jusqu'à la fin de l'exercice budgétaire en cours, et éviter ainsi la crise que susciterait une fermeture des services publics non essentiels le 27 mars, à l'expiration de la loi de financement actuelle.

La mesure, sur laquelle la Chambre votera "probablement" jeudi, selon une porte-parole républicaine, n'annule toutefois pas les coupes budgétaires automatiques entrées en vigueur vendredi dans l'ensemble des agences gouvernementales, que l'exécutif a dit toujours espérer remplacer par un "accord plus large, équilibré, sur la réduction des déficits".

Les réserves exprimées par la Maison Blanche sur le texte concernent entre autres les volets de la protection des consommateurs, de l'aide sociale et du système de santé.

L'exécutif s'est cependant dit satisfait de voir que ce document respectait l'esprit d'un accord sur la réduction du déficit conclu à l'été 2011. Tout texte devra être également adopté par le Sénat où les alliés de M. Obama disposent de la majorité simple.

Divisés, les élus du Congrès n'ont pas voté de budget en bonne et due forme depuis 2009, et se contentent de voter des autorisations temporaires de quelques mois calquées sur le rythme des dépenses de la période précédente.

Fin 1995, des centaines de milliers de fonctionnaires avaient été mis 21 jours en congé sans solde à cause d'un conflit budgétaire entre la Chambre, contrôlée par les républicains, et le président démocrate Bill Clinton.

tq-ico/sam

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