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Baleine de Londres: des dirigeants de JPMorgan mis en cause aux Etats-Unis (presse)

05/03/2013 10:58 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Un rapport à venir aux Etats-Unis pointe la responsabilité de hauts responsables de JPMorgan Chase dans l'affaire de la "baleine de Londres", où d'énormes paris risqués avaient coûté des milliards de pertes pour la banque américaine, selon le New York Times.

Selon le quotidien, qui cite mardi des sources proches du dossier, un rapport d'une commission du Sénat attendu le 15 mars met en cause plusieurs dirigeants de la banque pour avoir laissé faire ces paris risqués, ignoré des signaux d'avertissement et n'avoir pas prévenu suffisamment les régulateurs et les investisseurs.

Parmi les noms cités figure celui de l'ex-directeur financier de JPMorgan, Douglas Braunstein, qui a depuis quitté ses fonctions.

Lui et d'autres dirigeants pourraient être appelés à témoigner ce mois-ci devant la commission parlementaire, qui n'a toutefois pas l'intention pour l'instant de convoquer le PDG de la banque, Jamie Dimon, lequel s'était déjà expliqué l'an dernier devant les sénateurs, ajoute le NYT.

La "baleine de Londres" était le surnom donné à un trader français de la banque basé à Londres, Bruno Iksil, en raison des énormes positions qu'il prenait. Son unité a été à l'origine d'environ 6 milliards de dollars de pertes de courtage révélées courant 2012.

D'après le NYT, les enquêteurs parlementaires auraient toutefois saisi des courriels suggérant que M. Iksil lui-même aurait averti des supérieurs de l'ampleur prise par les paris risqués.

JPMorgan avait elle-même reconnu mi-janvier avoir commis de "graves erreurs", dans des rapports tirant les conclusions d'un audit interne sur l'affaire.

Elle avait reconnu qu'au-delà des courtiers ayant réalisé les investissements mis en cause, des hauts dirigeants étaient responsables des failles ayant permis les pertes. Jamie Dimon avait lui-même assumé "une part de responsabilité" et vu son bonus réduit de moitié.

Le rapport des sénateurs pourrait donner des arguments aux défenseurs d'une régulation accrue du secteur bancaire, note encore le NYT.

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