POLITIQUE

Redevances minières planchers: la FTQ applaudit et veut aussi la transformation

04/03/2013 12:51 EST | Actualisé 04/05/2013 05:12 EDT
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MONTRÉAL - La FTQ, qui représente des milliers de travailleurs dans les mines du Québec, notamment par son Syndicat des métallos, applaudit à l'idée que le gouvernement impose des «redevances planchers» aux compagnies minières.

Dans son édition de lundi, le quotidien La Presse fait état de ce projet auquel songerait le gouvernement péquiste.

Lorsqu'ils formaient l'opposition, les députés péquistes dénonçaient le fait qu'environ la moitié des compagnies minières n'aient pas payé de redevances sur les ressources qu'elles exploitent, à cause du système actuel de redevances basé sur les profits.

Le gouvernement tiendra à la mi-mars une consultation sur la refonte du système des redevances minières et envisagerait entre autres ce système de redevances planchers, qui ferait qu'une compagnie devrait verser soit des redevances sur ses profits, soit des redevances minimales dites «planchers».

Interrogé à ce sujet lundi à Montréal, après qu'il eut participé à une manifestation de la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi, le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, a salué ce qu'il voit comme un premier pas dans la bonne direction.

«Ça nous semble une piste intéressante, mais tout reste à faire. Les consultations des 15 et 16 mars vous nous amener, j'imagine, à quelque chose de plus intéressant que ce qu'on vit depuis des années, où on donne nos ressources, finalement», a-t-il opiné.

La centrale syndicale milite ardemment pour l'adoption de mesures visant à favoriser la deuxième et la troisième transformations des ressources minières au Québec, puisque c'est à ces stades que la ressource exploitée prend le plus de valeur.

«C'est une revendication qu'on a depuis plusieurs années. Le secteur manufacturier est mis à mal. On envoie nos ressources naturelles à l'extérieur. Il est important qu'on transforme ces ressources-là ici, au Québec. Il faut créer ce genre de bons emplois-là ici, au Québec. On va insister là-dessus évidemment» lors de la consultation, a prévenu M. Boyer.