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Nucléaire iranien: le temps de la diplomatie n'est pas "infini" (Kerry)

04/03/2013 06:36 EST | Actualisé 04/05/2013 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a réaffirmé lundi à Ryad que les négociations nucléaires avec l'Iran ne pourraient pas se prolonger "indéfiniment", dans une tentative d'apaiser les inquiétudes des monarchies arabes du Golfe.

"Nous préférons tous les deux (les Etats-Unis et l'Arabie saoudite) le choix de la diplomatie, mais la fenêtre pour une solution diplomatique ne peut simplement pas, par définition, rester ouverte indéfiniment", a dit M. Kerry, lors d'un point de presse avec son homologue saoudien Saoud Al-Fayçal.

"Les négociations ne se poursuivront pas simplement pour le fait de négocier (...) Il n'y a pas un laps de temps infini", a-t-il martelé en réitérant la position américaine à l'égard des pourparlers entre les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l'Iran.

Le prince Saoud a exprimé l'espoir que ces négociations sur le programme nucléaire iranien controversé, qui reprennent en mars au niveau des experts, "aboutiraient à une solution radicale".

Les grandes puissances et Israël soupçonnent l'Iran, qui dément, de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. Ils redoutent en particulier que ce pays ne veuille faire passer l'enrichissement d'uranium jusqu'au niveau nécessaire à la fabrication de l'arme atomique (90%).

M. Kerry a réaffirmé à Ryad que les Etats-Unis feraient le nécessaire pour que l'Iran "n'ait pas une arme nucléaire", afin d'empêcher la prolifération dans la région et le monde.

"La route vers un monde avec moins d'armes nucléaires ne passe pas par un Téhéran nucléarisé", a-t-il souligné devant son hôte saoudien, dont le pays s'inquiète des ambitions de l'Iran.

"Vous ne pouvez pas avoir un Moyen-Orient plus pacifique, vous ne pouvez pas avoir un monde plus pacifique lorsqu'un pays exporte du terrorisme, s'ingère dans les affaires intérieures d'autres pays et rompt ses propres accords avec le traité de Non prolifération nucléaire", a encore dit M. Kerry.

"Le menace est non seulement celle d'une bombe atomique, mais aussi la menace d'une bombe sale ou du matériel utilisé par des terroristes", a-t-il conclu.

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