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Le Venezuela refuse l'évaluation du FMI depuis plus de 7 ans, selon le Fonds

04/03/2013 05:33 EST | Actualisé 04/05/2013 05:12 EDT

Le Venezuela dirigé par Hugo Chavez, très critique envers le FMI, refuse depuis plus de sept ans les évaluations économiques que le Fonds mène chaque année sur ses Etats-membres, a indiqué l'institution lundi.

Dans un communiqué, le conseil d'administration du Fonds a annoncé avoir eu un "briefing informel" de ses équipes sur la situation économique au Venezuela et précisé que l'évaluation en bonne et due forme du pays accusait "87 mois de retard".

Le président vénézuélien Hugo Chavez est un critique de longue date du Fonds monétaire international, qu'il accuse d'être un "mécanisme aux mains de l'impérialisme nord-américain".

Les relations entre le Fonds et Hugo Chavez avaient été durablement affectées quand l'institution de Washington avait, en avril 2002, apporté son soutien à un éphémère gouvernement issu d'un coup d'Etat raté contre le président vénézuélien.

En 2007, le dirigeant avait lancé une Banque du Sud pour s'affranchir du FMI et de la Banque mondiale mais il n'a jamais mis à exécution sa menace de quitter les deux institutions soeurs de Bretton Woods.

Fait rarissime, le Fonds a salué mi-février la récente décision des autorités de Caracas de dévaluer de 31,75% la monnaie nationale, le bolivar, pour contrer des "attaques spéculatives".

Parmi les Etats-membres du FMI, seule la Somalie accuse un retard plus important que le Venezuela: en crise profonde depuis la fin des années 80, le pays de l'est de l'Afrique n'a pas été évalué par le Fonds depuis plus de 22 ans.

En délicatesse avec l'institution, l'Argentine accuse, elle, un retard de plus de cinq ans.

Les Etats-membres du FMI sont en théorie tenus de se soumettre à des évaluations annuelles de leur économie mais cette obligation, si elle n'est pas respectée, n'est pas assortie de sanctions.

jt/sl/rap

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