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Le pétrole se maintient de justesse au-dessus de 90 dollars à New York

04/03/2013 03:33 EST | Actualisé 04/05/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont reculé lundi, se maintenant toutefois au-dessus du seuil de 90 dollars le baril dans un marché inquiet pour la demande en brut dans le monde et prudent avant une semaine riche en indicateurs des deux côtés de l'Atlantique.

Le baril de référence pour livraison en avril a cédé 56 cents à 90,12 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après être tombé en cours d'échanges à 89,33 dollars, au plus bas depuis deux mois.

Après avoir dégringolé jusqu'à un niveau plus vu depuis décembre, les cours de l'or noir ont terminé de justesse au-delà de la barre des 90 dollars, à l'issue d'une séance indécise.

"Cela montre que le soutien du marché" pour se maintenir au-dessus de ce seuil psychologique "important" est "de moins en moins solide", a estimé Andy Lebow, de Jefferies Bache.

"L'humeur est à la vente et à la baisse. Il n'y a rien (dans les nouvelles) pour inverser la tendance vers le haut", a renchéri Dominick Chirichella, de Energy Management Institute, citant un "contexte économique mondial qui a du mal à décoller", notamment en Chine.

La production manufacturière chinoise est en effet tombée à son plus bas niveau en cinq mois en février, selon une statistique publiée vendredi, ce qui alimentait les craintes sur le ralentissement économique du géant asiatique.

"L'humeur en provenance de Chine est particulièrement maussade" aujourd'hui, a ajouté Phil Flynn, de Price Futures Group, les marchés financiers étant également plombés par l'annonce de nouvelles mesures gouvernementales visant à stopper l'envolée des prix dans le secteur immobilier.

Les courtiers s'inquiètent de l'impact de telles mesures sur le secteur de la construction en Chine et de ses implications pour la demande énergétique du deuxième consommateur de brut au monde.

D'autre part, aux Etats-Unis, en raison de l'absence d'accord au Congrès entre républicains et démocrates, des coupes budgétaires automatiques représentant 85 milliards de dollars cette année sont entrées en vigueur. Ces restrictions devraient provoquer un recul de 0,5 point de croissance, selon les économistes.

Dans ce contexte de craintes pour la demande, les opérateurs seront attentifs cette semaine à une salve d'indicateurs "notamment dans le secteur de l'emploi aux Etats-Unis", selon Bob Yawger, de Mizuho Securities.

En Europe, les investisseurs surveilleront la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

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