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La loi 1 sur l'intégrité des contrats publics pourrait s'appliquer aux CPE

04/03/2013 04:52 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Un nouveau secteur d'activité pourrait échapper aux magouilles des entrepreneurs en construction malhonnêtes : les garderies.

Car la construction prochaine de centaines de nouveaux centres de la petite enfance (CPE) pourrait être assujettie à la loi numéro 1 sur l'intégrité, qui resserre depuis janvier tout le processus d'attribution des contrats gouvernementaux.

C'est ce qu'a confirmé en entrevue à La Presse Canadienne, lundi, le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, qui entend garder l'oeil ouvert et étendre au besoin l'application de la loi 1 aux CPE.

Si tel était le cas, les entrepreneurs en construction intéressés au secteur des garderies devraient montrer patte blanche à l'Autorité des marchés financiers (AMF) et à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) avant d'espérer décrocher un contrat.

Pour les entrepreneurs, le projet du gouvernement Marois de compléter le réseau des garderies, en ajoutant 28 000 places d'ici 2016, pourrait représenter une manne fort alléchante.

L'expansion annoncée va se traduire par la construction ou l'agrandissement de 440 CPE au cours des trois prochaines années, une facture totale qui devrait avoisiner le demi-milliard de dollars de fonds publics à distribuer.

Le coût de chaque projet de construction pour une installation de 80 places pourrait atteindre jusqu'à 1,3 million de dollars, sans compter le coût du terrain, selon les informations obtenues du ministère de la Famille.


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