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Kerry promet de renforcer les rebelles syriens, met en garde l'Iran

04/03/2013 07:26 EST | Actualisé 04/05/2013 05:12 EDT
AP
Free Syrian Army fighters, take their positions as they observe the Syrian army forces base of Wadi al-Deif, at the front line of Maarat al-Nuaman town, in Idlib province, Syria, Tuesday Feb. 26, 2013. Syrian rebels battled government troops near a landmark 12th century mosque in the northern city of Aleppo on Tuesday, while fierce clashes raged around a police academy west of the city, activists said. (AP Photo/Hussein Malla)

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a promis lundi de continuer à renforcer l'opposition syrienne sans l'armer, tout en donnant implicitement son aval aux livraisons d'armes aux rebelles "modérés" effectuées par des pays du Golfe.

Le nouveau patron de la diplomatie américaine a profité de son passage à Ryad pour réaffirmer que le temps de la diplomatie avec l'Iran pour son programme nucléaire n'était pas "infini" et il a déjeuné avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Il est arrivé dans la soirée à Abou Dhabi pour une étape de quelques heures avant de rallier Doha mardi matin.

A Ryad, M. Kerry a rencontré les ministres des Affaires étrangères de pays du Golfe, qui avaient exprimé dimanche leur soutien à un règlement négocié en Syrie, tout en réclamant une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Les Etats-Unis s'engagent à continuer d'oeuvrer (...) à renforcer l'opposition syrienne", a dit M. Kerry lors d'une conférence de presse avec son homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal. La semaine dernière à Rome, M. Kerry avait promis à l'opposition politique syrienne 60 millions de dollars d'aide et une assistance directe, mais non létale, aux rebelles sur le terrain.

Le gouvernement de Barack Obama refuse d'armer l'opposition syrienne.

Mais M. Kerry a pris acte du fait que la rébellion recevait des armes, notamment grâce à l'Arabie saoudite ou au Qatar. Il n'y a "pas garantie qu'une arme ou une autre ne puisse pas tomber dans de mauvaises mains", c'est à dire dans celles d'extrémistes islamistes, a admis le ministre américain, mais les opposants syriens ont "maintenant la capacité de s'assurer que ce qui va à l'opposition modérée et légitime lui parvient effectivement".

Son hôte saoudien a lui insisté sur "le droit du peuple syrien à se défendre" et réclamé un "embargo sur les armes à destination du régime syrien (...) et de sa machine à tuer".

Les six pays arabes du Conseil de coopération du Golfe, alliés de Washington, lui reprochent une certaine inaction en Syrie et ne le trouvent pas assez ferme à l'égard de l'Iran voisin, dont ils redoutent les ambitions régionales.

Au côté de son hôte saoudien, M. Kerry a donc réaffirmé à propos du programme nucléaire iranien controversé que "nous préférons tous les deux le choix de la diplomatie, mais (que) la fenêtre pour une solution diplomatique ne peut simplement pas, par définition, rester ouverte indéfiniment".

"Il n'y a pas un laps de temps infini", a-t-il martelé.

Le prince Saoud a dit espérer que les négociations entre l'Iran et les grandes puissances sur le nucléaire aboutiraient "à une solution radicale".

M. Kerry a également déjeuné avec le président Abbas, arrivé la veille à Ryad. Il a précisé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait été mis "au courant" de cette rencontre.

La tournée du secrétaire d'Etat ne passe pas par Israël et les territoires palestiniens, où le président Obama doit se rendre autour du 20 mars.

Le département d'Etat n'a rien dit de ce déjeuner au cours duquel "le président Abbas (devait) exposer à la nouvelle administration américaine le point de vue palestinien avant la visite de M. Obama", selon l'ambassadeur de Palestine à Ryad, Jamal al-Chawbaki. M. Abbas devait "souligner les violations israéliennes à Jérusalem et la poursuite de la colonisation, et soulever la question des détenus palestiniens en grève de la faim", avait-il ajouté à la radio palestinienne.

M. Kerry, a enfin rencontré le prince héritier saoudien Salman ben Abdel Aziz, mais n'a pas été reçu par le roi Abdallah.

Il devait dîner à Abou Dhabi avec le prince héritier des Emirats, cheikh Mohamed ben Zayed, et avec son homologue Abdallah Ben Zayed Al Nahyane.

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