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30e anniversaire du décès de père de Tintin, Hergé

04/03/2013 04:53 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Il y a 30 ans, le 3 mars 1983, le bédéiste belge à qui l'on doit Les Aventure de Tintin, Hergé, mourrait d'une leucémie à 75 ans.

Le pseudonyme Hergé reprend les initiales du vrai nom de l'auteur, Georges Remi (R - G ). On lui doit un « style Tintin » que lui-même décrit ainsi : un contour systématique d'un trait noir d'épaisseur régulière, des couleurs en aplats, des décors réalistes, une continuité des plans et un dessin au service du scénario.

Si on connaît surtout Hergé pour Tintin, il est aussi le créateur de Quick et Flupke, Le triomphe de l'aigle rouge, Popo et Vriginie au pays des Lapinos et Jo, Zette et Jocko.

Les aventures de Tintin sont d'abord publiées dès janvier 1929 dans un supplément du quotidien Le Vingtième Siècle. Hergé obtient une reconnaissance internationale après la Seconde Guerre mondiale, même s'il devient controversé en raison de sa participation au journal collaboratif Le Soir et du caractère jugé raciste de certaines de ses BD.

Hergé a vendu plus de 320 millions d'albums dans le monde.

Pour souligner l'anniversaire de la mort du bédéiste, le musée Hergé, à Louvain-la-Neuve, a ouvert ses portes gratuitement dimanche dernier.

Vente aux enchères

Une vente aux enchères consacrée à Hergé a rapporté près de 400 000 euros lundi en Belgique. 547 bandes dessinées, sérigraphies, croquis et autres documents ayant appartenu au bédéiste étaient en vente, dont un dessin original de 1942 qui s'est vendu 85 000 euros.

« C'était une très bonne vente aux enchères. [...] Environ 80 % des pièces sont vendues. L'un des mille premiers exemplaires de Tintin au pays des Soviets a rapporté 5000 euros, un original des Cigares du Pharaon, 3000 euros » a affirmé Johnny Kindt, qui dirigeait la vente aux enchères. Une partie des profits sera remise à des oeuvres de bienfaisance.

C'est la deuxième femme de Hergé, Fanny Rodwell, une ancienne coloriste, qui est responsable de la succession de son oeuvre. « Il reste dans mon esprit un homme très fort et en même temps fort discret, très philosophe, curieux de tout. La vie privée était importante pour lui. Il n'était pas fait pour la communication. De l'extérieur, on n'imagine pas combien la bande dessinée est un métier envahissant, difficile », a dit Mme Rodwell en entrevue au journal Le Soir.

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