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10 millions pour rénover le bassin olympique

04/03/2013 04:58 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

La Société du parc Jean-Drapeau a lancé un appel d'offres pour des plans et devis afin de procéder à la « remise aux normes des installations sportives » du bassin olympique de l'île Notre-Dame.

L'organisation paramunicipale souhaite rénover les installations entourant le bassin : le quartier des athlètes, les hangars, les gradins et les tours intermédiaires.

Les travaux - évalués à environ 10 millions de dollars - doivent débuter en septembre prochain et se terminer un an plus tard, en septembre 2014.

Daniel Blier, directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau, espère ainsi attirer les grandes compétitions internationales. « La vétusté des lieux fait en sorte que Montréal ne reçoit pas les grandes compétitions, alors avec [les travaux], ça va permettre aux fédérations d'aller chercher des compétitions de plus grande envergure et un rayonnement international pour Montréal », souligne-t-il.

La métropole sera notamment l'hôte des Championnats mondiaux des maîtres de la Fédération internationale de natation (FINA) en 2014. Plusieurs compétitions de bateaux-dragons, triathlon, natation en eau libre et aviron se tiendront également au bassin dans les prochains mois.

Des installations qui datent de 1976

Guillaume Callonico, fondateur et entraîneur du club d'aviron de l'Université de Montréal, voit d'un bon oeil ces nouveaux investissements. « C'est vrai qu'il y avait un grand besoin de rénovation, tout datait des Jeux olympiques, et pas grand-chose n'avait été rénové depuis », affirme-t-il.

« L'eau coulait dans le hangar, la glace tombait sur les bateaux, et les coques s'abîmaient plus vite », poursuit-il, ajoutant que les salles de sport intérieur étaient complètement désuètes.

L'entraîneur se questionne en revanche sur la nature de la politique sportive de la Société, qui lui semble tournée vers l'organisation d'événements lucratifs plutôt que le développement du sport. « Derrière les investissements massifs servant à rénover le bassin, le parc augmente la facture des OSBL sportifs vivants sur place », déplore-t-il.

Daniel Blier insiste pour dire que l'accessibilité au site pour les athlètes est « primordiale ». « On va tout faire pour que ça reste comme ça », assure-t-il.

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