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Tripoli: la police échoue à évacuer des manifestants occupant l'Assemblée

03/03/2013 11:36 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Les forces libyennes de sécurité ont échoué dimanche à évacuer des "blessés de la révolution" qui occupent les locaux de l'Assemblée nationale pour réclamer des aides, a annoncé le gouvernement, faisant état de quatre blessés parmi la police.

Les autorités négocient depuis plusieurs jours avec ces ex-rebelles amputés ou handicapés après des blessures subies pendant la révolution ayant renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, qui réclament des indemnisations et des aides sociales, en particulier une pension à vie.

Pour faire pression sur les autorités, les manifestants occupent la salle de réunion du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité du pays, ce qui oblige les membres de l'Assemblée à se réunir dans un hôtel à proximité de leurs locaux.

Selon le chef de sûreté de Tripoli, Mahmoud al-Chérif, quatre membres de la Garde présidentielle ont été blessés, dont un grièvement, au cours de l'assaut.

Il a précisé que les protestataires étaient armés et qu'ils avaient lancé une grenade sur les forces de sécurité, avant d'être rejoins par un autre groupe d'ex-rebelles venus les soutenir.

Les forces de l'ordre n'ont pas fait usage de leurs armes pour éviter de faire des victimes parmi les protestataires, a précisé M. al-Chérif.

Le Premier ministre Ali Zeidan a assuré de son côté que les autorités avaient accédé à toutes les revendications des blessés, en offrant un salaire minimum de 3.500 livres libyennes (environ 2.750 dollars) par mois, ainsi qu'un logement et une voiture.

Selon M. al-Chérif, les différentes tentatives de médiation ont échoué dans la mesure où les les protestataires formulent à chaque fois de nouvelles exigences irréalistes.

Les locaux du CGN ont été investis à plusieurs reprises par des manifestants, parfois armés, protestant contre une décision du CGN ou contre le gouvernement. La sécurité des lieux et des députés a été maintes fois discutée à l'Assemblée, sans toutefois qu'une solution radicale ne soit trouvée.

ila-yba/fc

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