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Ouverture des bureaux de vote pour les élections générales au Kenya (AFP)

03/03/2013 11:08 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Les bureaux de vote ont ouvert lundi à 06H00 (03H00 GMT) au Kenya pour des élections générales, dont une présidentielle, sur lesquelles plane l'ombre des terribles violences ayant marqué le précédent vote fin 2007, ont constaté les journalistes de l'AFP.

De longues files d'électeurs étaient formées devant de nombreux bureaux de vote à Nairobi, Mombasa - deuxième ville du pays sur la côte de l'océan Indien - et Kisumu, dans l'ouest, fief du Premier ministre Raila Odinga, l'un des favoris de la présidentielle. Les bureaux doivent fermer à 17H00.

Quelques bureaux ont ouvert avec plusieurs minutes de retard. Devant l'école primaire de Kibera, tentaculaire bidonville de Nairobi, une longue file d'électeurs arrivés très tôt et bloqués devant le portail fermé, a manifesté bruyamment son impatience, criant et tapant sur les portes, avant que le bureau n'ouvre ses portes.

Les opérations de vote ont finalement commencé près d'une heure après l'ouverture officielle du scrutin.

"Je suis arrivé à 03H45 (01H45 GMT). Je suis venu très tôt parce que je voulais éviter de longues queues", a expliqué Denis Kaene, un chômeur de Kibera âgé de 34 ans, qui "souhaite des élections pacifiques".

Kibera avait été l'un des principaux foyers de violences fin 2007-début 2008.

A ses côtés Joseph Murunga, 25 ans, chômeur lui aussi, est arrivé vers 04H00 et "il y avait déjà beaucoup de gens".

A Mombasa, dès avant l'aube, une longue file s'étirait autour du stade et dans les rues de la ville portuaire, les gens se rendaient déjà vers les bureaux.

Plusieurs personnes, dont des policiers, ont été tuées par balles dans la nuit à Mombasa, a annoncé le chef de la police, David Kimaiyo, sans fournir de bilan précis. Une source policière a fait état de cinq policiers tués.

L'absence d'électricité a retardé d'une trentaine de minutes le début du vote dans l'un des principaux bureau de Kisumu, installé sous des tentes dans le centre-ville.

Les électeurs étaient déjà extrêmement nombreux bien avant l'aube et la file s'étirait sur plusieurs centaines de mètres.

"Nous avons dormi ici la nuit dernière, parce que nous voulons du changement", expliquait Susan Morell, 30 ans, soutien de Raila Odinga, "nous voulons le changement, mais nous voulons la paix, nous accepterons le résultat, parce que nous sommes sûrs de gagner.

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