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Mali: un troisième soldat français tué au combat dans le nord du pays

03/03/2013 07:55 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

PARIS - Un soldat français est mort dans certains des combats les plus intenses à survenir dans le cadre de la campagne militaire vieille de sept semaines visant à repousser une avance islamiste au Mali, ont annoncé des responsables dimanche.

Le caporal parachutiste Cédric Charenton a perdu la vie, samedi soir, lors d'un assaut dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, où les islamistes se sont retranchés alors que les troupes françaises continuent leur progression à travers le nord du Mali.

Il s'agit du troisième Français à mourir depuis que l'Hexagone a entamé son opération pour déloger les militants liés à Al-Qaïda, le 11 janvier. L'homme de 26 ans avait déjà servi en Afghanistan, au Gabon et en Nouvelle-Calédonie.

Selon le porte-parole militaire Thierry Burkhard, environ 15 islamistes ont été tués lors des combats dans la vallée d'Amatettai. Celui-ci a ajouté que les forces françaises avaient détruit trois camionnettes et saisi une importante cache de munitions et d'armes, y compris des fusils automatiques et des mortiers.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que les affrontements de samedi soir comptaient parmi les plus violents à être survenus depuis le début de l'intervention le 11 janvier.

M. Burkhard a précisé que les combattants auxquels les Français faisaient actuellement face étaient connus pour leur «fanatisme».

«Leur but est de nous infliger un maximum de pertes et, dans les positions qu'ils occupent, ils se battent sans avoir aucune intention de reculer, ce qui signifie inévitablement qu'ils subissent de très, très lourdes pertes», a-t-il dit.

M. Burkhard a mentionné que les combats se poursuivaient dimanche dans la région, que les djihadistes espéraient pouvoir transformer en leur sanctuaire. L'officier a admis que les Français ne seraient jamais capables d'éliminer tous les islamistes de la zone, mais espéraient suffisamment démanteler les forces ennemies pour éliminer la menace qu'elles représentent envers le gouvernement malien et sa population.

Cela s'avère plus difficile que prévu au départ. Alors que la France avait d'abord espéré que sa mission en sol malien serait brève, elle a depuis annoncé que ses effectifs resteraient au Mali au moins jusqu'en juillet en raison de l'intensification des combats.

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