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Mali: trois soldats français tués depuis le début de l'opération

03/03/2013 11:37 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

La mort samedi d'un soldat au Mali porte à trois le nombre de militaires français tués depuis le début de l'offensive visant à chasser les groupes islamistes armés du nord du Mali, déclenchée le 11 janvier.

Le nombre total de militaires français blessés au Mali n'est pas précisément chiffré. Les forces françaises totalisent actuellement 4.000 hommes, l'équivalent du nombre de militaires déployés en Afghanistan à son maximum en 2010. Rappel des morts des trois militaires français:

- 11 janvier: aux premières heures de l'opération "Serval", le lieutenant Damien Boiteux, 41 ans, du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales basé à Pau (Pyrénées-atlantiques), est mortellement blessé alors qu'il se trouve aux commandes de son hélicoptère dans la région de Sévaré (nord du Mali).

Pacsé et père d'un enfant, il servait depuis 22 ans dans l'armée de l'air. Spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, il avait effectué de nombreuses missions extérieures (Djibouti en 1993, ex-Yougoslavie en 1998, Côte d'Ivoire en 2005, 2007 et 2009, à nouveau Djibouti en 2008 et 2009, Mauritanie en 2010, Burkina-Faso en 2010, 2011 et 2012).

Il s'était engagé à l'âge de dix-neuf ans à l'école des sous-officiers de l'armée de l'air de Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Affecté en 1992 dans un régiment d'hélicoptères de combat, il avait été promu officier en 2008.

- 19 février: le sergent-chef Harold Vormezeele, 33 ans, légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi (Corse), est tué lors d'un accrochage dans le massif de l'Adrar des Ifoghas à une cinquantaine de km au sud de Tessalit (nord-est).

D'origine belge, naturalisé Français en 2010, il s'était engagé à l'âge de 19 ans dans la Légion étrangère le 24 février 1999. Formé au 4e régiment étranger de Castelnaudary, il avait intégré le 2e REP le 22 juillet 1999. Il avait été promu sergent-chef le 1er juillet 2010, deux mois après sa naturalisation.

Il avait sauté en parachute sur Tombouctou avec son unité dans la nuit du 27 au 28 janvier. Auparavant, il avait servi en Bosnie-Herzégovine (2000), au Gabon (2001), à Djibouti (2001 et 2011). Il avait également été envoyé en mission en Nouvelle-Calédonie (2003), en Côte d'Ivoire (2006), en République Centrafricaine (2007) et avait servi en Afghanistan en 2008, 2010 et 2011.

- 2 mars: le caporal Cédric Charenton, 26 ans, du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) est tué "en montant à l'assaut d'une position ennemie avec sa section" dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, à une cinquantaine de km au sud de Tessalit, selon l'état-major des armées.

Il s'agissait de "l'un des combats les plus violents" depuis le début de l'opération militaire française, selon le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Déployé au Mali depuis le 25 janvier, le militaire avait notamment servi en Afghanistan en 2011 et au Gabon en 2012. Breveté parachutiste le 12 mars 2010, il avait rejoint la 2e compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes. Il avait été promu caporal le 1er avril 2012.

lch/fm/plh

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