NOUVELLES

Les nouvelles élections présidentielles kenyanes débutent dans la violence

03/03/2013 10:55 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Cinq ans après que plus de 1000 personnes eurent trouvé la mort dans des violences électorales, les Kenyans ont commencé à voter, lundi, dans le cadre d'une élection nationale vue comme la plus importante — et complexe — des 50 ans d'existence du pays.

La police a émis des alertes, tard dimanche, contre des attaques à venir, et les violences ont débuté avant l'ouverture des bureaux de vote. Les autorités de la ville côtière de Mombasa ont rapporté une attaque à 2h, menée par des dizaines d'individus. Les premiers rapports font état de plusieurs policiers tués, peut-être quatre ou cinq.

Dimanche soir, la police annonçait d'ailleurs que des criminels prévoyaient revêtir des uniformes de police et déranger le processus électoral à certains endroits.

De plus, des informations de la frontière avec la Somalie parlaient d'attaques possibles de la part de militants somaliens; un groupe sécessionniste côtier menaçait de lancer des attaques — ou l'a peut-être déjà fait. Les tribus des deux principaux candidats présidentiels ont un historique de relations tendues, et 47 nouveaux gouverneurs doivent être élus, augmentant d'autant les risques de problèmes électoraux à l'échelle locale.

L'un des deux candidats à la présidence, Uhuru Kenyatta, est accusé par le Tribunal pénal international d'avoir orchestré la violence post-électorale de 2007-2008. S'il gagne, les États-Unis et l'Europe pourraient revoir leurs relations avec le Kenya, et le nouveau président pourrait passer une bonne partie de son mandat à La Haye.

Les sondages indiquent que les deux principaux adversaires à la présidentielle — M. Kenyatta et Raila Odinga — obtiennent chacun environ 45 pour cent des intentions de vote. Huit candidats s'affrontent au total, ce qui pourrait mener à un deuxième tour encore plus risqué en avril.

Quelque 99 000 policiers seront déployés lors d'une élection où 14 millions de personnes devraient exprimer leur droit de vote. Les Kenyans doivent aussi élire des législateurs, des gouverneurs et d'autres responsables.

PLUS:pc