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Les compressions budgétaires aux États-Unis semblent là pour rester

03/03/2013 10:35 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Les compressions budgétaires sont là pour rester, s'il faut en croire des déclarations émises dimanche.

Le leader républicain au Sénat Mitch McConnell les a qualifiées de modestes. Le président de la Chambre des représentants John Boehner n'est pas certain si elles nuiront à l'économie. Le principal conseiller économique de la Maison-Blanche, Gene Sperling, affirme pour sa part que les conséquences ne sont pas si terribles pour l'instant.

Après des mois d'avertissements, Washington n'a pas implosé, le gouvernement est toujours fonctionnel et l'entrée en vigueur des compressions de 85 milliards $ US n'a pas déclenché l'apocalypse. Et personne n'a encore mis sur pied de politique viable pour les annuler.

Démocrates et républicains se rejettent mutuellement le blâme pour ces compressions automatiques touchant l'ensemble du budget, mais n'ont pas donné beaucoup de détails sur les événements à venir au cours des prochaines semaines. Les deux partis ont promis d'annuler rétroactivement les compressions, mais n'ont toujours pas offert d'informations sur la possibilité de réaliser ce projet. Les républicains ont insisté sur le fait qu'il n'y aurait pas de hausses d'impôts, et les démocrates ont refusé d'envisager toute entente sans augmentation des revenus.

Ces tribulations surviennent alors qu'une nouvelle date limite financière, le 27 mars, pourrait provoquer la suspension des activités du gouvernement et l'éclatement du plafond d'endettement en mai.

M. Boehner a fait savoir que la Chambre présenterait cette semaine un projet de loi pour faire fonctionner le gouvernement jusqu'au 30 septembre.

Les démocrates et les républicains du Sénat ont chacun présenté des alternatives, la semaine dernière, qui auraient permis d'éviter les coupures, mais chaque parti a rejeté l'offre de l'autre. Les démocrates de la Chambre ont également proposé une entente, mais les républicains, majoritaires, ne les ont pas laissés voter sur celle-ci.

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