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Le CCG fustige l'inaction sur la Syrie, avant une réunion avec John Kerry

03/03/2013 12:23 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe ont fustigé dimanche l'inaction de la communauté internationale face au conflit en Syrie et dénoncé l'ingérence de l'Iran dans leurs affaires avant une rencontre à Ryad avec le secrétaire d'Etat américain, John Kerry.

S'exprimant lors d'une réunion ministérielle du CCG à Ryad, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled Al-Khalifa, a stigmatisé "le manque d'action sérieuse et rapide de la part de la communauté internationale" concernant la Syrie.

Ce conflit a pris une dimension "quasi-catastrophique avec les tueries injustifiées" de Syriens, a ajouté le ministre bahreïni, qui présidait la réunion.

Plusieurs riches monarchies pétrolières du CCG, en particulier l'Arabie saoudite et le Qatar, ont pris fait et cause pour la rébellion en Syrie, proclamant le droit du peuple syrien à se défendre et estimant que le régime du président Bachar Al-Assad ne voulait pas de solution politique.

Selon des experts, ces pays, alliés des Etats-Unis, leur reprochent leur refus d'armer l'opposition syrienne et une politique envers l'Iran qu'ils jugent trop conciliante.

"L'armement de l'opposition syrienne est une affaire qui concerne la Ligue arabe. Cela n'est pas à l'ordre du jour du CCG", a cependant déclaré cheikh Khaled lors d'une conférence de presse.

En outre, les pays du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) "aspirent à de meilleures relations avec l'Iran qui, malheureusement, poursuit ses ingérences dans (leurs) affaires", a-t-il déploré.

Les monarchies du CCG entretiennent des relations tendues avec l'Iran, soupçonné de contribuer à la tension à Bahreïn, un pays secoué par des troubles récurrents depuis deux ans. Le programme nucléaire controversé de Téhéran est également une source d'inquiétude pour les pays du CCG.

"Nous remercierons M. Kerry pour l'engagement américain à l'égard de la sécurité de la région, et lui ferons part de nos inquiétudes concernant la relation avec l'Iran et les développements en Syrie", a déclaré cheikh Khaled.

M. Kerry, arrivé en milieu de soirée à Ryad en provenance du Caire, devait dîner avec les ministres des Affaires étrangères du CCG, avant de tenir des entretiens séparés lundi.

Les discussions devaient également porter sur la situation au Yémen, un pays de la Péninsule arabique engagé dans une difficile transition politique, et sur la question d'un bouclier antimissile face à l'Iran, devaient être au centre de ces entretiens, a indiqué à l'AFP un diplomate arabe.

Après Ryad, M. Kerry doit se rendre lundi en fin de journée à Abou Dhabi pour une visite aux Emirats arabes unis, puis au Qatar, dernière étape de sa première tournée.

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